Les puissances industrielles de l'Europe sont importatrices nettes de services
Silver Data Lab Research Desk · Analyse statistique · Publié le 11 juillet 2026
Cette étude est réservée aux membres
Ses sources, ses filtres et sa date d'extraction sont déclarés ci-dessus, comme pour chaque étude. Connectez-vous pour lire l'analyse en entier.
- Source des données
- Eurostat
- Période de référence
- 2025
- Dernière mise à jour
- 11 juillet 2026
Chiffres clés
- Le Luxembourg enregistre un excédent des échanges de services valant 32,6 % du PIB, Malte 32,0 % et Chypre 25,1 %.
- Cinq États membres sont en déficit sur les services : l'Italie, la Finlande, l'Allemagne, la Suède et la Belgique.
- L'Allemagne, premier producteur manufacturier de l'Union, est importatrice nette de services, à moins 1,6 % du PIB.
- La Croatie, à 15,9 %, a le plus grand excédent parmi les États membres qui ne sont ni une place financière ni un centre maritime.
- Eurostat ne publie aucun agrégat UE pour cet indicateur : ce classement ne comporte donc pas de ligne de référence.

Un solde, non un volume
La balance des échanges de services est ce qu'un pays gagne en vendant des services à l'étranger moins ce qu'il dépense à en acheter, rapporté à la taille de son économie. Un chiffre positif signifie que les services font entrer de l'argent en net ; un chiffre négatif qu'ils en font sortir.
À la différence de la plupart des indicateurs de ce site, l'échelle traverse zéro, et cinq États membres se situent en dessous.
Les excédents
Le Luxembourg enregistre 32,6 % du PIB, Malte 32,0 % et Chypre 25,1 %. Toutes trois sont de petites économies dont les exportations de services — financières, aux entreprises et, pour Chypre et Malte, liées au transport maritime — sont importantes au regard de tout le reste de leur activité.
La Croatie, à 15,9 %, est le cas le plus intéressant, car c'est le plus grand excédent de l'Union à recevoir une explication ordinaire. Les exportations de services croates sont massivement du tourisme, et les recettes tirées des visiteurs étrangers comptent comme une exportation de services exactement au même titre que des honoraires de conseil.
Le Portugal, à 10,8 %, et la Grèce, à 9,2 %, relèvent de la même catégorie. Un été passé par des visiteurs étrangers sur une côte méditerranéenne apparaît dans cette statistique comme une industrie exportatrice, ce qu'il est.
Les déficits, et où ils se trouvent
La Belgique enregistre moins 2,1 %, la Suède moins 2,0 %, l'Allemagne moins 1,6 %, la Finlande moins 1,5 % et l'Italie moins 0,3 %.
L'Allemagne est le résultat notable. C'est la première économie manufacturière de l'Union et son premier exportateur de biens, et elle achète à l'étranger plus de services qu'elle n'en vend. La Suède et la Finlande, deux économies à revenu élevé dotées de secteurs technologiques solides, sont dans la même position.
Ce que le schéma exclut
Le classement est proche de l'inverse de ce que serait un classement de la force industrielle, et cela mérite d'être énoncé avec soin. Il ne montre pas que les économies manufacturières sont faibles dans les services : le secteur des services intérieur de l'Allemagne est vaste, et cet indicateur n'en dit rien.
Ce qu'il montre est plus étroit. Les pays dotés de grands secteurs de biens échangeables tendent à acheter des services à l'étranger — logistique, licences, services aux entreprises attachés à leurs opérations industrielles — et les pays qui en sont dépourvus ont plus de chances d'avoir bâti à la place une activité exportatrice de services.
Un excédent de services n'est donc pas la marque d'une économie plus avancée, et un déficit n'est pas une faiblesse. Ils décrivent ce qu'un pays vend au-delà de ses frontières, et les deux ne se classent pas de la même façon.
Balance des échanges de services, 2025
| Pays | % du PIB |
|---|---|
| Luxembourg | 32,6 |
| Malte | 32,0 |
| Chypre | 25,1 |
| Allemagne | -1,6 |
| Suède | -2,0 |
| Belgique | -2,1 |
Ce que ces chiffres ne disent pas
- Un solde dissimule sa taille
- Un pays aux exportations et importations de services très importantes peut afficher un solde proche de zéro, et un pays aux flux faibles dans les deux sens affiche le même. Cet indicateur montre la position nette, non le volume d'échanges de services d'un pays.
- Le tourisme domine plusieurs positions
- Pour la Croatie, le Portugal, la Grèce et Chypre, les dépenses des visiteurs étrangers sont la première composante des exportations de services. Cela rend ces chiffres sensibles à une seule saison et aux événements affectant les voyages.
- Acheminements financiers dans les petites économies
- Au Luxembourg, à Malte et en Irlande, le compte des services reflète une activité financière et d'entreprise transfrontalière sans proportion avec l'emploi ou la production intérieurs. Les chiffres sont exacts tels que publiés et ne décrivent pas à eux seuls l'économie intérieure.
- Aucun agrégat UE n'est publié
- Eurostat ne publie pas de valeur pour l'UE dans cette série. Additionner les États membres compterait deux fois les échanges qu'ils font entre eux et produirait un chiffre de notre propre construction : cette étude n'en rapporte donc aucun.
Questions fréquentes
- Quel pays de l'UE a le plus grand excédent des échanges de services ?
- Le Luxembourg, à 32,6 % du PIB en 2025, devant Malte à 32,0 % et Chypre à 25,1 %. Toutes trois sont de petites économies dont les exportations de services, financières ou liées au transport maritime, sont importantes au regard du reste de leur activité.
- Quels pays de l'UE importent plus de services qu'ils n'en exportent ?
- Cinq : la Belgique à moins 2,1 % du PIB, la Suède à moins 2,0 %, l'Allemagne à moins 1,6 %, la Finlande à moins 1,5 % et l'Italie à moins 0,3 %.
- Le tourisme compte-t-il comme une exportation de services ?
- Oui. L'argent dépensé dans un pays par des visiteurs étrangers est enregistré comme une exportation de services. C'est la raison principale pour laquelle la Croatie affiche un excédent valant 15,9 % du PIB, avec le Portugal à 10,8 % et la Grèce à 9,2 % juste derrière.
- Pourquoi n'y a-t-il pas de moyenne de l'UE sur ce graphique ?
- Parce qu'Eurostat n'en publie pas pour cette série. Additionner les États membres compterait des deux côtés du bilan les services qu'ils échangent entre eux, produisant un chiffre calculé ici plutôt que repris de la source : le classement est donc montré sans ligne de référence.
Note méthodologique
La balance des échanges de services provient des statistiques de balance des paiements d'Eurostat selon le cadre BPM6, exprimée en part du PIB, non corrigée, vis-à-vis du reste du monde.
Les valeurs portent sur 2025 et couvrent les 27 États membres. Eurostat fait figurer une entrée UE dans ce jeu de données mais n'en publie aucune valeur : aucune ligne de référence n'est donc affichée et aucun chiffre pour l'UE n'est cité où que ce soit dans cette étude.
Le nombre d'États membres en déficit, et l'observation selon laquelle le classement est proche de l'inverse de la taille industrielle, sont établis par Silver Data Lab à partir des valeurs nationales publiées.
Données sources
La série sur laquelle repose l'étude peut être consultée et téléchargée à nouveau depuis Eurostat data browser. Les filtres indiqués ci-dessous sont ceux qui ont été appliqués.
Main Balance of Payments items as share of GDP (BPM6)
bop_gdp6_q
- Filtres appliqués :
- freq=A · unit=PC_GDP · s_adj=NSA · bop_item=S · stk_flow=BAL · partner=WRL_REST · time=2025
- Extrait le :
- 2026-08-11
- Source mise à jour le :
- 2026-07-08
Télécharger les données
Les données sur lesquelles repose l’étude que vous venez de lire, telles qu’elles ont été téléchargées et archivées.
À vous en tant que Member.
Données téléchargeables par les Member
Écrivez à la rédaction de recherche
Une question sur cette étude — une définition, un filtre, une rupture de série, ce que les chiffres peuvent ou non étayer — reçoit une réponse de la personne qui a réalisé l'extraction.
Les Member peuvent écrire à la rédaction de recherche