Malte importe 98 % de son énergie. L'Estonie en importe 5 %.
Silver Data Lab Research Desk · Analyse statistique · Publié le 19 juillet 2026
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- Source des données
- Eurostat
- Période de référence
- 2024
- Dernière mise à jour
- 22 août 2026
Chiffres clés
- L'UE a importé 57,3 % de l'énergie qu'elle a consommée en 2024 — plus de la moitié.
- Malte importe 98,4 %, soit pour ainsi dire tout ce qu'elle utilise, devant le Luxembourg à 91,0 % et Chypre à 87,7 %.
- L'Estonie importe 4,6 %, de loin le taux le plus bas de l'Union : le suivant, la Suède, est à 26,5 %.
- Treize États membres importent plus que la moyenne de l'UE, et les trois États insulaires de l'Union figurent parmi les cinq plus dépendants.
- L'amplitude de 93,8 points entre Malte et l'Estonie est la plus large que ce site ait mesurée sur un indicateur, quel qu'il soit.

Un indicateur qui utilise presque toute l'étendue disponible
La dépendance aux importations d'énergie mesure la part de l'énergie utilisée par un pays qui doit être achetée à l'extérieur. L'échelle va de zéro, pour un pays qui produit tout ce qu'il consomme, à cent, pour un pays qui ne produit rien.
L'Union européenne se situe à 57,3 % en 2024. Ce qui rend cet indicateur inhabituel, c'est que ses États membres occupent presque toute l'étendue disponible : de 98,4 % jusqu'à 4,6 %.
Les importateurs quasi totaux
Malte enregistre 98,4 %. Elle n'a pas de ressources fossiles, très peu de terres et un système électrique relié au continent par une seule interconnexion. En pratique, elle importe son énergie.
Le Luxembourg suit à 91,0 % et Chypre à 87,7 %. L'Irlande enregistre 79,5 %, la Grèce 77,7 % et la Belgique 75,4 %.
Le schéma à cette extrémité, c'est la petitesse et l'insularité. Malte et Chypre sont des îles, l'Irlande est une île, et le Luxembourg est une économie sans littoral, sans production intérieure significative et à très forte consommation d'énergie par habitant.
L'Estonie, et pourquoi elle est atypique
L'Estonie enregistre 4,6 %, ce qui signifie qu'elle produit l'écrasante majorité de l'énergie qu'elle consomme.
L'écart entre l'Estonie et l'État membre suivant le moins dépendant est de 21,9 points de pourcentage — la Suède enregistre 26,5 %, la Lettonie 29,3 % et la Roumanie 30,4 %. Aucune autre position de ce classement n'est entourée d'une distance semblable.
La position de l'Estonie repose sur ses schistes bitumineux, un combustible presque unique à elle dans l'Union. Cela mérite d'être dit clairement à côté du chiffre, car une indépendance énergétique obtenue par un combustible domestique fortement carboné est un accomplissement différent d'une indépendance obtenue par les renouvelables, et cet indicateur ne les distingue pas. Un pays peut obtenir un bon score ici et un mauvais sur les émissions, et c'est le cas de l'Estonie : elle se classe quatrième de l'Union pour les émissions de gaz à effet de serre par habitant.
Où se situent les grands consommateurs
L'Allemagne enregistre 66,8 %, l'Italie 73,9 %, l'Espagne 68,9 % et les Pays-Bas 70,6 % — tous au-dessus de la moyenne de l'UE. La France enregistre 41,7 %, bien en dessous, et la Pologne 45,7 %.
Comme ce sont parmi les plus grands consommateurs d'énergie de l'Union, le chiffre agrégé de 57,3 % sous-estime plutôt qu'il n'exagère l'exposition des économies qui utilisent le plus d'énergie. La moyenne de l'Union est tirée vers le bas par des États membres plus petits dotés d'une production intérieure, non tirée vers le haut par eux.
Dépendance aux importations d'énergie, 2024
| Pays | % de l'énergie disponible brute | Écart avec la moyenne UEpoints de pourcentage, valeur dérivée |
|---|---|---|
| Malte | 98,4 | +41,1 |
| Luxembourg | 91,0 | +33,7 |
| Chypre | 87,7 | +30,4 |
| Union européenneagrégat | 57,3 | — |
| Lettonie | 29,3 | −28,0 |
| Suède | 26,5 | −30,8 |
| Estonie | 4,6 | −52,7 |
Ce que ces chiffres ne disent pas
- L'indépendance n'est pas la durabilité
- L'indicateur mesure d'où vient l'énergie, non ce qu'elle est. Un pays produisant son propre charbon, ses schistes bitumineux ou son gaz apparaît indépendant, et un pays important de l'électricité renouvelable apparaît dépendant. L'Estonie est le cas le plus net : la plus faible dépendance de l'Union à côté de l'un de ses plus forts taux d'émissions par habitant.
- Les importations depuis d'autres États membres comptent comme des importations
- La mesure est nationale : l'énergie achetée à un pays voisin de l'UE compte donc comme celle achetée hors de l'Union. Pour les questions portant sur l'exposition extérieure de l'Union plutôt que sur celle d'un pays, c'est l'agrégat de l'UE qui est pertinent, et les valeurs nationales ne s'additionnent pas.
- Une seule année, et une période inhabituelle
- Le commerce européen de l'énergie a été profondément réorganisé depuis 2022, et les volumes comme les routes se sont déplacés d'une année à l'autre. Une lecture de 2024 décrit cette année-là et ne doit pas être prise pour une constante structurelle.
- Les valeurs négatives et proches de zéro dépendent des variations de stocks
- La mesure tient compte des variations de stocks autant que de la production et des échanges : les pays proches de l'autosuffisance peuvent donc afficher des valeurs qui bougent sensiblement d'une année à l'autre sans changement de leur système énergétique sous-jacent.
Questions fréquentes
- Quelle quantité d'énergie l'UE importe-t-elle ?
- 57,3 % de l'énergie qu'elle a utilisée en 2024, mesurée comme les importations nettes rapportées à l'énergie disponible brute. Les taux nationaux allaient de 98,4 % à Malte à 4,6 % en Estonie.
- Quel pays de l'UE dépend le plus des importations d'énergie ?
- Malte, à 98,4 % en 2024, devant le Luxembourg à 91,0 % et Chypre à 87,7 %. Les trois manquent de ressources énergétiques intérieures, et deux d'entre eux sont des îles.
- Quel pays de l'UE est le plus indépendant sur le plan énergétique ?
- L'Estonie, avec 4,6 % de dépendance aux importations en 2024, atypique de loin : le suivant, la Suède, enregistre 26,5 %. La position de l'Estonie repose sur ses schistes bitumineux, ce qui explique aussi qu'elle ait l'un des plus forts taux d'émissions par habitant de l'Union.
- Une faible dépendance aux importations signifie-t-elle un pays plus vert ?
- Non. L'indicateur mesure d'où vient l'énergie, non de quoi elle est faite. Le charbon ou les schistes bitumineux nationaux comptent comme de l'indépendance, et l'électricité renouvelable importée comme de la dépendance : le classement doit donc se lire avec les émissions plutôt qu'à leur place.
Note méthodologique
La dépendance aux importations d'énergie est publiée par Eurostat comme les importations nettes en part de l'énergie disponible brute, tous produits énergétiques confondus. Une valeur de 100 % signifierait qu'un pays importe toute l'énergie qu'il utilise ; une valeur de 0 % qu'il la produit entièrement.
Les valeurs portent sur 2024, l'année la plus récente à couverture complète des 27 États membres à la date de l'extraction.
L'amplitude de 93,8 points entre l'État membre le plus haut et le plus bas, la distance de 21,9 points entre l'Estonie et le suivant, et le nombre d'États membres au-dessus du chiffre de l'UE sont calculés par Silver Data Lab à partir des valeurs publiées. La comparaison avec les émissions par habitant de l'Estonie provient de l'étude sur les gaz à effet de serre publiée à côté de celle-ci.
Données sources
La série sur laquelle repose l'étude peut être consultée et téléchargée à nouveau depuis Eurostat data browser. Les filtres indiqués ci-dessous sont ceux qui ont été appliqués.
Energy imports dependency
nrg_ind_id
- Filtres appliqués :
- freq=A · siec=TOTAL · unit=PC · time=2024
- Extrait le :
- 2026-08-11
- Source mise à jour le :
- 2026-07-16
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