Vingt et un pays de l'UE enterrent désormais plus de personnes qu'ils n'en voient naître

Silver Data Lab Research Desk · Analyse statistique · Publié le 24 juillet 2026

Source des données
Eurostat
Période de référence
2025
Dernière mise à jour
18 août 2026

Chiffres clés

  • L'UE a enregistré 7,7 naissances et 10,7 décès pour mille habitants en 2025 : un solde naturel de −3,0.
  • Le solde migratoire a ajouté 4,6 pour mille, ce qui explique que la population de l'Union ait augmenté de 705.756 personnes au lieu de diminuer.
  • Dans 21 des 27 États membres, les décès ont dépassé les naissances. Seuls l'Irlande, le Luxembourg, Chypre, la Suède, le Danemark et Malte ont enregistré une croissance naturelle.
  • Malte enregistre un solde migratoire de 23,9 pour mille, cinq fois le taux de l'UE et le plus élevé de l'Union.
  • Seules l'Estonie et la Lettonie ont enregistré une émigration nette, à −2,1 et −0,7 pour mille.
Taux brut de mortalité en 2025 pour mille habitants : Bulgarie 15,5, Lettonie 14,1 et Hongrie 13,1 au-dessus de la moyenne de l'UE de 10,7, et Chypre 6,9, Irlande 6,5 et Luxembourg 6,4 en dessous. Le taux de natalité de l'UE était de 7,7.

Un continent qui a cessé de se renouveler

En 2025, l'Union européenne a enregistré 7,7 naissances pour mille habitants et 10,7 décès. La différence, trois personnes pour mille, est le solde naturel de la population de l'Union, et il est négatif.

La population a néanmoins augmenté, de 705.756 personnes sur l'année. Toutes, et davantage encore, sont arrivées par la migration : le solde migratoire a ajouté 4,6 pour mille, compensant largement le déficit naturel.

C'est le fait démographique central concernant l'Union européenne aujourd'hui, et il est énoncé ici comme une arithmétique et non comme un argument. Sans solde migratoire positif en 2025, la population de l'Union aurait diminué.

Là où les décès dépassent les naissances, et là où ce n'est pas le cas

Vingt et un des vingt-sept États membres ont enregistré plus de décès que de naissances en 2025.

Les six exceptions sont l'Irlande à +3,4 pour mille, le Luxembourg à +3,0, Chypre à +2,4, la Suède à +0,5, et le Danemark et Malte à +0,2. Quatre des six comptent parmi les plus petites populations de l'Union, et aucune ne dépasse +3,5.

La Bulgarie enregistre le taux de mortalité le plus élevé de l'Union, à 15,5 pour mille, devant la Lettonie à 14,1 et la Hongrie à 13,1. L'Italie enregistre le taux de natalité le plus bas, à 6,0, sous la Lituanie à 6,1 et la Grèce à 6,3. Le Danemark et l'Irlande mènent sur les naissances, à 9,9.

La migration fait le travail presque partout

Deux États membres seulement ont enregistré une émigration nette en 2025 : l'Estonie à −2,1 pour mille et la Lettonie à −0,7. Les vingt-cinq autres ont gagné de la population par la migration.

Malte enregistre 23,9 pour mille, cinq fois le taux de l'UE et de loin le plus élevé de l'Union. L'Espagne suit à 11,8 et Chypre à 11,3.

La position de l'Espagne est celle qui apparaît en valeurs absolues plutôt qu'en taux. Elle représente 461.802 de l'augmentation de 705.756 personnes de l'Union — environ deux tiers de la croissance totale d'une Union de vingt-sept pays, dans un seul État membre.

Là où les totaux baissent

Onze États membres ont perdu de la population en 2025, neuf d'entre eux malgré un solde migratoire positif. Les plus forts reculs : la Pologne, de 164.730 personnes, l'Allemagne, de 110.023, et la Hongrie, de 51.074 — dans chaque cas, un déficit naturel supérieur au gain migratoire.

Cette combinaison est la situation vers laquelle pointe le solde naturel pour le reste de l'Union. Un solde naturel négatif ne peut être compensé par la migration que tant que celle-ci se poursuit à un rythme suffisant, et l'ampleur de la compensation désormais nécessaire est lisible dans les comptes mêmes de l'Union : 4,6 pour mille qui arrivent pour couvrir 3,0 pour mille qui manquent.

Taux brut de mortalité, 2025

moyenne UE 10,7Bulgarie — 15,5 Décès pour 1.000 habitants · Écart avec la moyenne UE +4,8 (points de pourcentage, valeur dérivée)Bulgarie15,5Lettonie — 14,1 Décès pour 1.000 habitants · Écart avec la moyenne UE +3,4 (points de pourcentage, valeur dérivée)Lettonie14,1Hongrie — 13,1 Décès pour 1.000 habitants · Écart avec la moyenne UE +2,4 (points de pourcentage, valeur dérivée)Hongrie13,1Chypre — 6,9 Décès pour 1.000 habitants · Écart avec la moyenne UE −3,8 (points de pourcentage, valeur dérivée)Chypre6,9Irlande — 6,5 Décès pour 1.000 habitants · Écart avec la moyenne UE −4,2 (points de pourcentage, valeur dérivée)Irlande6,5Luxembourg — 6,4 Décès pour 1.000 habitants · Écart avec la moyenne UE −4,3 (points de pourcentage, valeur dérivée)Luxembourg6,4517Décès pour 1.000 habitantsl'axe ne commence pas à zéro
Taux brut de mortalité, 2025
PaysDécès pour 1.000 habitantsÉcart avec la moyenne UEpoints de pourcentage, valeur dérivée
Bulgarie15,5+4,8
Lettonie14,1+3,4
Hongrie13,1+2,4
Union européenneagrégat10,7
Chypre6,9−3,8
Irlande6,5−4,2
Luxembourg6,4−4,3
Taux brut de mortalité, 2025. Les trois plus hauts et les trois plus bas des 27 États membres de l'UE, avec l'agrégat de l'UE en référence. Le taux de natalité de l'UE était de 7,7 pour mille. La colonne d'écart est calculée par Silver Data Lab à partir des deux valeurs publiées et n'est pas elle-même publiée par la source. Source : Eurostat, demo_gind. Les taux bruts ne sont pas corrigés de la structure par âge : un taux de mortalité élevé reflète surtout une population plus âgée et non de moins bonnes conditions de mortalité.

Taux de migration nette, 2025

moyenne UE 4,6Malte — 23,9 Pour 1.000 habitants · Écart avec la moyenne UE +19,3 (points de pourcentage, valeur dérivée)Malte23,9Espagne — 11,8 Pour 1.000 habitants · Écart avec la moyenne UE +7,2 (points de pourcentage, valeur dérivée)Espagne11,8Chypre — 11,3 Pour 1.000 habitants · Écart avec la moyenne UE +6,7 (points de pourcentage, valeur dérivée)Chypre11,3Pologne — 0,1 Pour 1.000 habitants · Écart avec la moyenne UE −4,5 (points de pourcentage, valeur dérivée)Pologne0,1Lettonie — -0,7 Pour 1.000 habitants · Écart avec la moyenne UE −5,3 (points de pourcentage, valeur dérivée)Lettonie-0,7Estonie — -2,1 Pour 1.000 habitants · Écart avec la moyenne UE −6,7 (points de pourcentage, valeur dérivée)Estonie-2,1-527Pour 1.000 habitantsl'axe ne commence pas à zéro
Taux de migration nette, 2025
PaysPour 1.000 habitantsÉcart avec la moyenne UEpoints de pourcentage, valeur dérivée
Malte23,9+19,3
Espagne11,8+7,2
Chypre11,3+6,7
Union européenneagrégat4,6
Pologne0,1−4,5
Lettonie-0,7−5,3
Estonie-2,1−6,7
Taux de migration nette, 2025. Les trois plus hauts et les trois plus bas des 27 États membres de l'UE, avec l'agrégat de l'UE en référence. La colonne d'écart est calculée par Silver Data Lab à partir des deux valeurs publiées et n'est pas elle-même publiée par la source. Source : Eurostat, demo_gind. Ce taux est obtenu comme un résidu — variation totale de population moins solde naturel — et inclut donc les ajustements statistiques autant que la migration.

Ce que ces chiffres ne disent pas

Le solde migratoire est ici un résidu, non un dénombrement
Le taux brut de migration nette d'Eurostat est calculé comme la différence entre la variation totale de population et le solde naturel : il absorbe donc les ajustements statistiques et toute imprécision du stock de population. Il porte pour cette raison le nom de migration nette y compris ajustement statistique, et ne doit pas être lu comme un décompte mesuré des arrivées moins les départs.
Les taux bruts ne sont pas corrigés de la structure par âge
Un pays à population âgée enregistrera un taux de mortalité élevé et un taux de natalité bas surtout du fait de qui y vit, et non des conditions de mortalité ou de fécondité. Les taux bruts conviennent pour décrire ce qui est arrivé à une population et ne conviennent pas pour comparer les comportements démographiques sous-jacents, pour lesquels les taux standardisés et les indicateurs de fécondité sont les mesures correctes.
Une année d'un processus lent
Le changement démographique s'accumule sur des décennies. Une seule année établit l'arithmétique du moment et ne peut établir une trajectoire, et 2025 se situe assez près des années de surmortalité liées à la pandémie pour que ses taux de décès ne soient pas traités comme une base établie.
Les totaux de population sont des estimations entre deux recensements
Les États membres estiment leur population entre deux recensements à l'aide de registres d'exhaustivité variable. Les dénominateurs de ces taux comme le résidu qui devient le solde migratoire héritent de cette incertitude, en particulier là où la mobilité transfrontalière au sein de l'Union est forte.

Questions fréquentes

La population de l'UE augmente-t-elle ou diminue-t-elle ?
Elle augmente, mais uniquement par la migration. En 2025, l'Union a enregistré 7,7 naissances et 10,7 décès pour mille habitants, soit un solde naturel de −3,0, tandis que le solde migratoire ajoutait 4,6 pour mille. La population s'est accrue de 705.756 personnes sur l'année.
Combien de pays de l'UE comptent plus de décès que de naissances ?
Vingt et un sur vingt-sept en 2025. Les six exceptions étaient l'Irlande, le Luxembourg, Chypre, la Suède, le Danemark et Malte, et aucune n'a enregistré une croissance naturelle supérieure à 3,5 pour mille.
Quels pays de l'UE ont perdu de la population en 2025 ?
Onze États membres. Les plus forts reculs : la Pologne, de 164.730 personnes, l'Allemagne, de 110.023, et la Hongrie, de 51.074, dans chaque cas avec un déficit naturel supérieur au gain tiré du solde migratoire.
Quel pays de l'UE reçoit le plus de migration ?
Rapporté à sa taille, Malte, à 23,9 pour mille habitants en 2025 — cinq fois le taux de l'UE. En valeur absolue, l'Espagne représente 461.802 de l'augmentation totale de 705.756 de l'Union. Seules l'Estonie et la Lettonie ont enregistré une émigration nette.

Note méthodologique

Tous les chiffres proviennent du bilan démographique d'Eurostat, pour 2025. Les taux bruts de natalité, de mortalité et de migration nette sont exprimés pour mille habitants de la population moyenne de l'année ; la variation totale de population est un décompte absolu de personnes.

Le solde naturel est calculé par Silver Data Lab comme le taux brut de natalité moins le taux brut de mortalité. Eurostat publie les deux taux ; la différence et le nombre d'États membres pour lesquels elle est négative sont calculés ici.

Le solde migratoire est le taux brut de migration nette y compris ajustement statistique d'Eurostat, obtenu comme un résidu plutôt que mesuré directement. Cette construction explique pourquoi la mention « y compris ajustement statistique » figure dans la source et pourquoi elle est signalée dans les limites ci-dessus plutôt que supprimée par confort de lecture.

Données sources

La série sur laquelle repose l'étude peut être consultée et téléchargée à nouveau depuis Eurostat data browser. Les filtres indiqués ci-dessous sont ceux qui ont été appliqués.

  • Population change — demographic balance and crude rates at national level

    demo_gind

    Filtres appliqués :
    freq=A · indic_de=GBIRTHRT, GDEATHRT, CNMIGRATRT, GROW · time=2025
    Extrait le :
    2026-08-11
    Source mise à jour le :
    2026-07-21

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