Les emplois de haute technologie sont plus courants dans les régions des capitales de l'UE

Silver Data Lab Research Desk · Analyse statistique · Publié le 20 octobre 2026

Source des données
Eurostat
Période de référence
2025
Dernière mise à jour
20 octobre 2026

Revérifié auprès de la source le 20 octobre 2026. Aucune valeur de ses jeux de données n'a changé entre les instantanés que nous conservons. Toutes les révisions que nous avons observées →

Chiffres clés

  • En 2025, les douze régions de l'UE où la part des travailleurs employés dans les industries de haute technologie est la plus forte abritent toutes la capitale de leur pays ; Bratislavský kraj, la région de Bratislava, arrive en tête avec 14,3 %, soit environ un emploi sur sept.
  • Dans 20 des 22 États membres divisés en plusieurs régions, c'est la région de la capitale qui affiche la part la plus élevée ; en Belgique, c'est le Brabant wallon, au sud de Bruxelles, qui est en tête avec 9,8 %, et aux Pays-Bas la province d'Utrecht, avec 8,1 %.
  • Les trois États membres où l'écart entre la part régionale la plus forte et la plus faible est le plus grand sont aussi ceux dont les régions capitales occupent la tête du classement : la Tchéquie, avec un écart calculé de 11,2 points, la Slovaquie, avec 10,5, et la Hongrie, avec 9,9.
  • Parmi les valeurs publiées sans réserve sur leur fiabilité, les plus basses sont celles de la Calabre, à 1,3 %, de la région Nord-Est, en Roumanie, à 1,4 %, et de Sud-Muntenia, également en Roumanie, à 1,5 % ; les cinq régions classées sous la Calabre portent toutes la mention de faible fiabilité d'Eurostat.
  • En 2014, aucune région des 27 États membres actuels n'atteignait 10 % ; en 2025, elles étaient onze, même si cette comparaison se fait de part et d'autre de la rupture de série survenue en 2021 dans l'enquête dont le tableau est tiré.
Part de l'emploi dans les industries de haute technologie par région en 2025 : Bratislavský kraj 14,3 %, Prague 12,9 % et Budapest 12,7 % en tête, et Sud-Muntenia 1,5 %, Nord-Est 1,4 % et la Calabre 1,3 % en queue de classement parmi les valeurs publiées sans mention de faible fiabilité. Le tableau régional ne publie aucun chiffre pour l'ensemble de l'UE.

Là où un emploi sur sept relève de la haute technologie

En 2025, 14,3 % des personnes en emploi de Bratislavský kraj, la région formée par la capitale slovaque et les districts qui l'entourent, travaillaient dans les industries de haute technologie : environ un emploi sur sept, la part la plus élevée de toutes les régions de l'Union européenne. Prague, région qui se confond avec la ville, suivait avec 12,9 %, puis Budapest, avec 12,7 %, et Grad Zagreb, la ville de Zagreb, avec 12,2 %.

Huit autres régions se classent encore avant la première qui n'abrite pas de capitale nationale. Eastern and Midland, la région irlandaise qui comprend Dublin, enregistre 11,6 % ; Warszawski stołeczny, Varsovie et les districts qui l'entourent, 11,5 % ; Sostinės regionas, la région de Vilnius, 11,3 % ; Hovedstaden, la région de Copenhague, 11,2 % ; Stockholm, 10,8 % ; Yugozapaden, le sud-ouest de la Bulgarie, Sofia comprise, 10,2 % ; Berlin, 10,0 % ; et Helsinki-Uusimaa, la région d'Helsinki, 9,9 %. Les douze parts les plus élevées de l'Union reviennent donc toutes à des régions qui abritent la capitale de leur pays, et les onze premières sont les seules régions où au moins un emploi sur dix relève de ces industries. Eurostat n'émet de réserve sur aucune de ces douze valeurs.

Ce que le tableau range dans la haute technologie

Eurostat trace la frontière par secteur d'activité, et non par métier. Deux branches manufacturières en font partie : l'industrie pharmaceutique et la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques. S'y ajoutent six branches de services : la production de films, de programmes de télévision et d'enregistrements musicaux ; la diffusion de programmes de radio et de télévision ; les télécommunications ; la programmation et le conseil informatiques ; les services d'information, comme le traitement de données, l'hébergement et les portails internet ; et la recherche-développement scientifique. Dans la NACE, la nomenclature des activités économiques de l'UE, il s'agit des divisions 21 et 26 de l'industrie manufacturière et des divisions 59 à 63 et 72 des services.

Toutes les personnes employées dans ces industries entrent dans le calcul, quel que soit leur métier : le responsable commercial d'un laboratoire pharmaceutique est compté, l'ingénieur logiciel d'un constructeur automobile ou d'une banque ne l'est pas. La part est rapportée à l'ensemble des personnes en emploi âgées de 15 à 74 ans qui résident dans la région, d'après l'enquête sur les forces de travail de l'UE, que chaque État membre mène auprès des ménages selon des règles communes.

Ces industries ne forment qu'une petite partie d'un ensemble plus vaste, qu'Eurostat appelle les activités à forte intensité de connaissance. Elles y figurent toutes, aux côtés de la finance, du droit et de la comptabilité, de l'enseignement, de la santé et de l'administration publique.

La capitale en tête dans vingt pays

Le tableau est établi au niveau NUTS 2, l'échelon intermédiaire de la nomenclature qu'utilise Eurostat pour découper l'Union en territoires de population à peu près comparable, soit 244 régions au total. L'Estonie, Chypre, la Lettonie, le Luxembourg et Malte forment chacun une seule région ; les 22 autres États membres en comptent plusieurs. Dans 20 de ces 22 pays, c'est la région de la capitale qui affiche la part la plus élevée.

L'ampleur de cette avance varie beaucoup. Les 14,3 % de Bratislavský kraj représentent le triple de la part de la région slovaque suivante, Východné Slovensko, dans l'est du pays, qui s'établit à 4,7 % ; l'avance, calculée par différence, est de 9,6 points, la plus forte de toutes les régions capitales. Celle de Berlin est la plus mince : 0,9 point devant Karlsruhe, le district administratif du nord-ouest du Bade-Wurtemberg, à 9,1 %. Parmi les vingt régions capitales qui arrivent en tête dans leur pays, c'est l'Attique, la région d'Athènes, qui affiche la part la plus faible, 5,7 %.

La Belgique et les Pays-Bas sont les deux exceptions, et dans les deux cas la région en tête jouxte la capitale. En Belgique, il s'agit du Brabant wallon, la province située au sud de Bruxelles, à 9,8 %, devant la Région de Bruxelles-Capitale, à 8,2 % ; le Brabant flamand, la province qui entoure la région capitale, se classe troisième avec 7,4 %. Aux Pays-Bas, la province d'Utrecht, à 8,1 %, devance la Hollande-Septentrionale, la province d'Amsterdam, à 6,8 %.

Pour ces deux exceptions, la manière dont l'enquête recense les personnes peut jouer un rôle. Elle rattache chaque travailleur à la région où il habite, et non à celle où il travaille : un habitant du Brabant wallon employé par un éditeur de logiciels bruxellois est compté dans le Brabant wallon. Le tableau ne permet pas de dire quelle part de l'avance de la province s'explique ainsi.

Les plus grands écarts se trouvent dans les pays en tête du classement

Les trois États membres où l'écart entre la part régionale la plus forte et la plus faible est le plus grand sont ceux dont les régions capitales occupent la tête du classement de l'UE. En Tchéquie, l'écart calculé atteint 11,2 points de pourcentage : 12,9 % à Prague contre 1,7 % dans le Severozápad, à l'extrémité nord-ouest du pays, soit moins d'un septième de la part de la capitale. En Slovaquie, il est de 10,5 points, entre Bratislavský kraj et Západné Slovensko, l'ouest du pays hors région capitale, à 3,8 %. En Hongrie, il est de 9,9 points, entre Budapest et le Dél-Alföld, la partie sud de la Grande Plaine hongroise, à 2,8 %.

La Croatie suit avec 9,4 points, entre la ville de Zagreb et Jadranska Hrvatska, la côte adriatique, à 2,8 %. En Slovaquie comme en Croatie, aucune région autre que celle de la capitale n'atteint 5 %. Viennent ensuite la Pologne, avec 8,8 points, et le Danemark, avec 8,6 : Syddanmark, le sud du pays, y enregistre 2,6 %, contre 11,2 % dans la région de Copenhague.

Tous ces écarts sont mesurés entre des valeurs qu'Eurostat publie sans réserve sur leur fiabilité, et celui de la Pologne serait plus grand si l'on retenait les valeurs signalées comme peu fiables. Parmi les valeurs polonaises sans réserve, la plus basse est celle de Lubelskie, dans l'est du pays, à 2,7 % ; trois régions polonaises ont des valeurs plus basses, assorties de la mention de faible fiabilité, et quatre n'en ont aucune. Si l'on retenait la valeur signalée de Mazowiecki regionalny, la partie de la Mazovie située hors de la région capitale de Varsovie, qui s'établit à 1,8 %, l'écart polonais atteindrait 9,7 points et dépasserait celui de la Croatie.

À l'autre bout de l'échelle, c'est entre les deux régions slovènes que l'écart est le plus faible : Zahodna Slovenija, la moitié ouest du pays, qui comprend Ljubljana, enregistre 7,9 % et Vzhodna Slovenija, à l'est, 4,9 %, soit 3,0 points de différence.

Hors des capitales

Le Brabant wallon occupe la treizième place dans l'Union : c'est la première région du classement qui n'abrite pas de capitale. Karlsruhe et Southern, la région irlandaise qui englobe Cork et Limerick, enregistrent toutes deux 9,1 %, et la Haute-Bavière, autour de Munich, 8,9 %. Sur les 25 parts les plus élevées, 20 reviennent à des régions capitales ; les cinq autres sont ces quatre régions et Utrecht. Juste derrière figurent deux autres régions qui entourent une capitale : Pest, le comitat qui ceinture Budapest, à 7,6 %, et le Brabant flamand, à 7,4 %.

Le bas du classement

Parmi les valeurs publiées sans réserve sur leur fiabilité, la plus basse est celle de la Calabre, à la pointe sud de l'Italie : 1,3 %. La part de Bratislavský kraj est onze fois plus élevée, d'après le rapport entre les deux valeurs. La région roumaine du Nord-Est enregistre 1,4 % et Sud-Muntenia, la région qui entoure Bucarest, 1,5 %. Cinq régions se situent plus bas encore, mais Eurostat signale chacune de ces valeurs comme peu fiable : Sud-Est, en Roumanie, à 0,8 %, la Thessalie et le Péloponnèse, en Grèce, à 1,1 %, ainsi que l'Épire, en Grèce, et le Poitou-Charentes, dans l'ouest de la France, à 1,2 %, la valeur française étant aussi signalée comme relevant d'une définition différente.

La moitié des 225 régions disposant d'une valeur se situent à 4,2 % ou moins, soit moins du tiers de la part de la région de Bratislava. La Roumanie illustre l'écart qui peut exister à l'intérieur d'un même pays : quatre de ses huit régions sont sous la barre des 2 %, trois d'entre elles sans réserve sur leur fiabilité, tandis que Bucureşti-Ilfov, Bucarest et le département qui l'entoure, enregistre 9,4 %.

Une hausse presque partout, de part et d'autre d'une rupture de série

En 2014, aucune région des 27 États membres actuels ne comptait un emploi sur dix dans ces industries ; la part la plus élevée était celle d'Eastern and Midland, à 9,8 %. En 2025, onze régions y parvenaient. Sur les 209 régions qui disposent d'une valeur sous le même code pour les deux années, 196 affichaient une part plus élevée en 2025, dix une part plus faible et trois une part identique.

Cette comparaison est à cheval sur le 1er janvier 2021, date à laquelle l'enquête sur les forces de travail de l'UE est passée à un nouveau cadre juridique : Eurostat a alors signalé une rupture de série pour chaque État membre, sans compter des ruptures antérieures et postérieures propres à certains pays. La rupture n'explique pas à elle seule la hausse : la part a progressé dans 137 régions sur 210 entre 2014 et 2019, avant la rupture, et dans 147 sur 220 entre 2021 et 2025, après elle. La série ne permet pas, en revanche, de mesurer précisément l'ampleur de cette hausse.

Le haut du classement était déjà occupé par des régions capitales. En 2014, neuf des dix parts les plus élevées leur revenaient, et la dixième au Brabant wallon. C'est l'ordre qui a changé. Bratislavský kraj était sixième en 2014, à 8,7 %, et Sostinės regionas, à 4,4 % cette année-là, a connu la plus forte hausse de toutes les régions sur la période, pour atteindre 11,3 %. Depuis 2021, dans le cadre actuel de l'enquête, la plus forte hausse est celle de la ville de Zagreb, passée de 8,0 % à 12,2 %.

Emploi dans les industries de haute technologie par région, 2025

Bratislavský kraj (SK) — 14,3 % de l'emploi totalBratislavský kraj (SK)14,3Prague (CZ) — 12,9 % de l'emploi totalPrague (CZ)12,9Budapest (HU) — 12,7 % de l'emploi totalBudapest (HU)12,7Sud-Muntenia (RO) — 1,5 % de l'emploi totalSud-Muntenia (RO)1,5Nord-Est (RO) — 1,4 % de l'emploi totalNord-Est (RO)1,4Calabre (IT) — 1,3 % de l'emploi totalCalabre (IT)1,3-016% de l'emploi total — l'axe ne commence pas à zéro
Emploi dans les industries de haute technologie par région, 2025
Pays% de l'emploi total
Bratislavský kraj (SK)14,3
Prague (CZ)12,9
Budapest (HU)12,7
Sud-Muntenia (RO)1,5
Nord-Est (RO)1,4
Calabre (IT)1,3
Emploi dans les industries de haute technologie par région, 2025. Les trois valeurs les plus élevées et les trois plus basses parmi les 225 régions NUTS 2 de l'UE disposant d'une valeur pour 2025, les plus basses étant retenues parmi les valeurs publiées sans mention de faible fiabilité. Ce tableau régional ne comporte aucun chiffre pour l'UE : aucune ligne de référence n'est donc affichée. Source : Eurostat, tgs00039. Cinq régions affichent des valeurs inférieures à celle de la Calabre, toutes signalées par Eurostat comme peu fiables : Sud-Est (RO) 0,8, Thessalie (EL) 1,1, Péloponnèse (EL) 1,1, Épire (EL) 1,2 et Poitou-Charentes (FR) 1,2, cette dernière valeur étant aussi signalée comme relevant d'une définition différente.

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Écart entre la part régionale la plus forte et la plus faible d'un pays, 2025

Tchéquie — 11,2 points de pourcentage (calculés)Tchéquie11,2Slovaquie — 10,5 points de pourcentage (calculés)Slovaquie10,5Hongrie — 9,9 points de pourcentage (calculés)Hongrie9,9Croatie — 9,4 points de pourcentage (calculés)Croatie9,4Pologne — 8,8 points de pourcentage (calculés)Pologne8,8Danemark — 8,6 points de pourcentage (calculés)Danemark8,6812points de pourcentage (calculés) — l'axe ne commence pas à zéro
Écart entre la part régionale la plus forte et la plus faible d'un pays, 2025
Payspoints de pourcentage (calculés)
Tchéquie11,2
Slovaquie10,5
Hongrie9,9
Croatie9,4
Pologne8,8
Danemark8,6
Écart entre la part régionale la plus forte et la plus faible d'un pays, 2025. Les six plus grands écarts parmi les 22 États membres divisés en plusieurs régions NUTS 2, mesurés entre des valeurs régionales publiées sans mention de faible fiabilité. Source : Eurostat, tgs00039. Calcul de Silver Data Lab : la part régionale la plus élevée de chaque État membre moins la plus basse. Tchéquie : Prague 12,9 et Severozápad 1,7. Slovaquie : Bratislavský kraj 14,3 et Západné Slovensko 3,8. Hongrie : Budapest 12,7 et Dél-Alföld 2,8. Croatie : ville de Zagreb 12,2 et Jadranska Hrvatska 2,8. Pologne : Warszawski stołeczny 11,5 et Lubelskie 2,7 ; quatre régions polonaises n'ont pas de valeur pour 2025, et en retenant la valeur signalée de Mazowiecki regionalny, 1,8, l'écart serait de 9,7. Danemark : Hovedstaden 11,2 et Syddanmark 2,6.

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Ce que ces chiffres ne disent pas

Les travailleurs sont comptés là où ils habitent
L'enquête sur les forces de travail rattache chaque travailleur à sa région de résidence habituelle, qui peut différer de celle de son lieu de travail. Lorsque beaucoup d'actifs viennent travailler chaque jour dans une capitale, un travailleur de la haute technologie qui habite hors de la ville est compté dans la région voisine : c'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles la part du Brabant wallon dépasse celle de la Région de Bruxelles-Capitale, et le tableau ne permet pas de distinguer cet effet de la localisation réelle des emplois. Les régions capitales ne sont pas non plus découpées de la même façon : Prague, Budapest, Berlin, Vienne et la Région de Bruxelles-Capitale se limitent à la ville, tandis que Bratislavský kraj et Eastern and Midland englobent aussi les alentours de la ville.
Une rupture de série en 2021, et des ruptures nationales
Le 1er janvier 2021, l'enquête sur les forces de travail de l'UE est passée à un nouveau cadre, et Eurostat signale une rupture de série en 2021 pour tous les États membres. Il signale aussi des ruptures propres à certains pays : le Luxembourg en 2015, le Danemark et la Pologne en 2016, la Belgique, le Danemark et l'Irlande en 2017, la Hongrie, l'Italie et la Suède en 2018, la Bulgarie et la Pologne en 2019, l'Allemagne en 2020, le Danemark en 2023, et la Bulgarie et la France en 2024. Toute comparaison entre 2014 et 2025 sur cette page est à cheval sur la rupture de 2021, et les comparaisons plus courtes, avant et après elle, chevauchent des ruptures nationales dans certains pays : il faut donc retenir le sens des évolutions plutôt que leur ampleur.
Des valeurs peu fiables, et des régions sans valeur
L'enquête repose sur un échantillon : Eurostat ne publie pas les valeurs fondées sur un nombre trop faible de répondants et signale comme peu fiables celles qui reposent sur peu de répondants. Sur les 225 valeurs publiées pour 2025, 27 portent cette mention, dont sept en Allemagne, cinq en Grèce et autant en France. Sur les 244 régions, 19 n'ont pas de valeur pour 2025, Eurostat les signalant toutes comme inférieures au seuil de fiabilité. Åland, le Val d'Aoste, Ceuta, Melilla, les Açores, Madère, les régions insulaires grecques de l'Égée-Septentrionale, de l'Égée-Méridionale et des îles Ioniennes, ainsi que les départements français d'outre-mer de Guyane et de Mayotte n'ont de valeur pour aucune des années de l'extraction ; Mayotte est couverte par une enquête annuelle distincte. Trèves, la Macédoine-Occidentale grecque, Champagne-Ardenne, la Martinique et les voïvodies polonaises de Lubusz, d'Opole, de Varmie-Mazurie et de Sainte-Croix n'en ont pas pour 2025. La valeur de la Corse, 4,7 %, est signalée à la fois comme peu fiable et comme relevant d'une définition différente : l'échantillon y est trop petit pour fournir un chiffre régional solide.
Les valeurs espagnoles et françaises suivent une autre règle
Depuis 2021, toutes les valeurs espagnoles et françaises sont signalées comme relevant d'une définition différente. Les métadonnées de l'enquête en donnent la raison : pour déterminer si les salariés mis temporairement au chômage conservent leur emploi, les deux pays appliquent encore la méthode antérieure au cadre de 2021, si bien que certaines personnes que le règlement européen en vigueur ne compterait pas comme ayant un emploi y sont comptées comme telles. Les comparaisons entre régions d'un même pays n'en sont pas affectées ; celles qui rapprochent des régions espagnoles ou françaises de régions d'autres pays doivent en tenir compte.
C'est le secteur qui compte, pas le métier
La définition est sectorielle. Tout emploi dans une entreprise pharmaceutique, d'électronique, de télécommunications, de logiciels, de radiodiffusion ou de recherche est compté, y compris dans la vente, l'administration et la maintenance, tandis que le travail technique effectué dans d'autres secteurs ne l'est pas : un ingénieur d'une usine automobile ou un programmeur employé par une banque n'entre pas dans le chiffre. Une part élevée indique dans quelles industries travaillent les habitants d'une région, et non le niveau de qualification de leurs emplois.
Ni chiffre de l'UE ni chiffres nationaux dans ce tableau
Le tableau ne publie ni agrégat de l'UE ni valeurs nationales, et aucun chiffre de ce type n'est calculé ici : une moyenne des parts régionales donnerait le même poids à chaque région, quelle que soit sa taille, et laisserait de côté les 19 régions sans valeur. Eurostat publie les parts nationales dans un tableau distinct, htec_emp_nat2, que cette étude n'utilise pas.
Des codes de région qui n'existent plus
Le tableau conserve des codes issus d'éditions antérieures de la nomenclature régionale. IE01, IE02, LT00, HU10, SI01 et SI02 sont vides sur toute la période ; HR04, NL31, NL33, PT16, PT17 et PT18 n'ont de valeurs que pour les premières années, dans leurs anciennes limites, et les séries des régions qui leur ont succédé ne commencent que plus tard : celle de la ville de Zagreb débute ainsi en 2016 et celle d'Utrecht en 2019. Toute comparaison avec 2014 porte donc sur les 209 régions qui disposent d'une valeur sous le même code pour les deux années.

Questions fréquentes

Quelle région de l'UE compte la plus forte part d'emplois dans la haute technologie ?
Bratislavský kraj, la région de la capitale slovaque : 14,3 % de ses habitants ayant un emploi travaillaient dans les industries de haute technologie en 2025, soit environ un sur sept. Prague suit avec 12,9 % et Budapest avec 12,7 %. Il s'agit de parts de l'emploi de chaque région, et non de nombres d'emplois.
Qu'est-ce qu'Eurostat considère comme une industrie de haute technologie ?
Deux branches manufacturières, l'industrie pharmaceutique et la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques, et six branches de services : la production de films, de programmes de télévision et de musique, la radiodiffusion, les télécommunications, la programmation et le conseil informatiques, les services d'information et la recherche-développement scientifique. Toutes les personnes qui y travaillent sont comptées, quel que soit leur métier.
La région de la capitale arrive-t-elle toujours en tête dans son pays ?
Oui, dans 20 des 22 États membres qui comptent plus d'une région. Les exceptions sont la Belgique, où le Brabant wallon, au sud de Bruxelles, enregistre 9,8 % contre 8,2 % pour la Région de Bruxelles-Capitale, et les Pays-Bas, où la province d'Utrecht enregistre 8,1 % contre 6,8 % pour la Hollande-Septentrionale, la province d'Amsterdam.
Dans quel pays les écarts entre régions sont-ils les plus grands ?
En Tchéquie : entre les 12,9 % de Prague et les 1,7 % du Severozápad, dans le nord-ouest du pays, l'écart calculé est de 11,2 points de pourcentage. La Slovaquie suit avec 10,5 points et la Hongrie avec 9,9 ; leurs régions capitales sont, avec celle de Prague, les trois premières de l'Union.
Pourquoi le classement ne comporte-t-il pas de moyenne de l'UE ?
Parce que ce tableau régional n'en publie pas, et qu'une moyenne établie à partir de 225 parts régionales traiterait une petite région comme une grande et laisserait de côté les régions sans valeur. Les chiffres nationaux d'Eurostat sur l'emploi dans la haute technologie figurent dans un autre tableau, que cette étude n'utilise pas.
La part des emplois dans la haute technologie a-t-elle augmenté ?
Dans la plupart des régions. En 2014, aucune région des 27 États membres actuels n'atteignait 10 % ; en 2025, onze y parvenaient, et sur les 209 régions qui disposent d'une valeur sous le même code pour les deux années, 196 affichaient une part plus élevée. La comparaison est à cheval sur la rupture de série intervenue en 2021 dans l'enquête sur les forces de travail de l'UE, mais la part a aussi progressé dans la plupart des régions avant la rupture comme après : le sens de l'évolution est donc établi, même si son ampleur ne peut être mesurée avec exactitude.

Note méthodologique

L'étude mesure l'emploi dans les secteurs de haute technologie en pourcentage de l'emploi total, pour chaque région NUTS 2 des 27 États membres, hommes et femmes confondus, de 2014 à 2025, tel que le publie le tableau régional qu'Eurostat consacre à cet indicateur. Les secteurs de haute technologie regroupent l'industrie manufacturière de haute technologie, divisions 21 et 26 de la NACE Rév. 2, et les services de haute technologie à forte intensité de connaissance, divisions 59 à 63 et 72, tels que les énumère l'annexe 3 des métadonnées de référence d'Eurostat sur les statistiques de haute technologie. Les chiffres proviennent de l'enquête sur les forces de travail de l'UE, portent sur les personnes en emploi âgées de 15 à 74 ans et les rattachent à leur région de résidence.

Les valeurs de 2025 couvrent 225 des 244 régions de la nomenclature actuelle, dans les 27 États membres. Le tableau comprend aussi des régions du Royaume-Uni, de la Norvège, de la Suisse, de l'Islande, de la Serbie, du Monténégro, de la Macédoine du Nord et de la Turquie, qui sont exclues, ainsi que douze codes issus d'éditions antérieures de la nomenclature, exclus eux aussi. Toutes les années, 2014 comprise, portent sur les mêmes 27 États membres : les régions du Royaume-Uni, publiées jusqu'en 2019, sont écartées bien que le pays ait alors été membre de l'Union. Les parts sont citées telles qu'Eurostat les publie, à une décimale, et les mentions de faible fiabilité et de définition différente sont indiquées chaque fois qu'il est question d'une valeur signalée. Par région capitale, on entend la région NUTS 2 où se trouve la capitale nationale, Amsterdam pour les Pays-Bas ; dans les cinq États membres qui forment une seule région, cette région est le pays entier.

Silver Data Lab a calculé, à partir des parts publiées, les éléments suivants : le rang de chaque région parmi les 225 et au sein de son pays ; le nombre de régions à 10 % ou plus en 2014 et en 2025 ; le nombre de régions capitales parmi les 12 et les 25 parts les plus élevées de 2025 et parmi les dix plus élevées de 2014 ; l'avance de chaque région capitale en tête de son pays sur la région suivante du même pays ; l'écart entre la part régionale la plus forte et la plus faible de chaque pays, établi sur les valeurs sans mention de faible fiabilité, que montre le second classement, ainsi que l'écart polonais incluant sa valeur signalée ; les rapports de la part de Bratislavský kraj à celles de la Calabre et de Východné Slovensko ainsi qu'à la médiane, et de la part de Prague à celle du Severozápad ; la valeur à laquelle ou en dessous de laquelle se situe la moitié des 225 régions ; le nombre de valeurs signalées et manquantes, par pays, et de régions roumaines sous 2 % ; le nombre de régions dont la part a augmenté, baissé ou est restée inchangée entre 2014 et 2025, entre 2014 et 2019 et entre 2021 et 2025, chaque fois sur les régions disposant d'une valeur sous le même code pour les deux années ; et les variations de Sostinės regionas depuis 2014 et de la ville de Zagreb depuis 2021. Aucun autre calcul n'est effectué.

Données sources

La série sur laquelle repose l'étude peut être consultée et téléchargée à nouveau depuis Eurostat data browser. Les filtres indiqués ci-dessous sont ceux qui ont été appliqués.

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Comment citer

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Silver Data Lab Research Desk (2026). Les emplois de haute technologie sont plus courants dans les régions des capitales de l'UE. Silver Data Lab, publié le 20 octobre 2026, dernière mise à jour 20 octobre 2026. https://www.silverdatalab.com/fr/etudes/emploi-en-haute-technologie-par-region-dans-l-ue

  • Données : Eurostat, Employed persons in high-tech sectors by NUTS 2 region (tgs00039), filtres freq=A, nace_r2=HTC, unit=PC_EMP, sex=T; extrait le 2026-10-20; source mise à jour le 2026-09-10. https://doi.org/10.2908/tgs00039

L'analyse de Silver Data Lab est publiée sous licence CC BY 4.0. Les statistiques restent celles de leur éditeur et conservent ses conditions de réutilisation.

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