Seuls 9,1 % des diplômés roumains de la voie professionnelle ont fait un mois de stage
Silver Data Lab Research Desk · Analyse statistique · Publié le 25 octobre 2026
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- Source des données
- Eurostat
- Période de référence
- 2025
- Dernière mise à jour
- 25 octobre 2026
Revérifié auprès de la source le 25 octobre 2026. Aucune valeur de ses jeux de données n'a changé entre les instantanés que nous conservons. Toutes les révisions que nous avons observées →
Chiffres clés
- En 2025, en Roumanie, 9,1 % des jeunes diplômés de l'enseignement professionnel âgés de 20 à 34 ans avaient passé au moins un mois sur un véritable lieu de travail dans le cadre de leur formation ; chaque année depuis 2021, la Roumanie affiche la part la plus faible de tous les États membres dont le chiffre est publié.
- Aux Pays-Bas, cette part atteint 95,4 %, plus de dix fois celle de la Roumanie (rapport dérivé) ; dans l'ensemble de l'UE, elle s'établit à 66,0 %, soit environ deux jeunes diplômés de la voie professionnelle sur trois.
- Sur les 17 États membres dont Eurostat ne signale pas le chiffre de 2025 comme peu fiable, neuf se situent au-dessus de la valeur de l'UE et huit en dessous : la France (93,2 %) et l'Autriche (86,4 %) suivent les Pays-Bas, tandis que la Tchéquie (15,2 %) et l'Italie (22,0 %) affichent les parts les plus faibles après la Roumanie.
- Parmi ces 17 pays, les stages de sept mois ou plus ne l'emportent qu'aux Pays-Bas, en Autriche et au Danemark, où respectivement 83,5 %, 72,2 % et 68,3 % des jeunes diplômés de l'enseignement professionnel en ont fait un, la valeur danoise marquant une rupture de série ; dans les 14 autres, les stages d'un à six mois représentent plus de la moitié de la part globale (comparaison dérivée).
- La part italienne est passée de 31,8 % en 2021 à 22,0 % en 2025 sans jamais progresser d'une année sur l'autre, soit une baisse de 9,8 points (calcul dérivé), la plus forte parmi les dix États membres dont la série ne présente ni rupture ni mention de faible fiabilité depuis 2021 ; la part lituanienne est celle qui a le plus progressé, de 48,7 % à 62,1 %.

De la quasi-totalité à moins d'un sur dix
En 2025, en Roumanie, 9,1 % des jeunes diplômés de l'enseignement professionnel avaient travaillé au moins un mois dans un véritable cadre professionnel au cours de leur formation. Aux Pays-Bas, la proportion était de 95,4 %, plus de dix fois supérieure : le rapport entre les deux, 10,5, est dérivé ici des parts publiées par Eurostat. Dans l'ensemble de l'Union européenne, elle atteignait 66,0 %, soit environ deux jeunes diplômés sur trois. Les parts sont celles d'Eurostat ; tous les rapports, toutes les variations entre années et tous les décomptes d'États membres de cette page sont des calculs de Silver Data Lab fondés sur ces parts.
De qui parlent ces chiffres
Les formations professionnelles sont celles qui préparent à un métier précis, par opposition à l'enseignement général. La population étudiée ici rassemble les personnes de 20 à 34 ans dont le diplôme le plus élevé est un diplôme professionnel des dernières années de l'enseignement secondaire, ou d'une formation suivie après celles-ci mais qui ne relève pas de l'enseignement supérieur, et qui l'ont obtenu dans les trois ans précédant l'enquête. Eurostat les retient, qu'elles aient ou non poursuivi depuis des études ou une formation : le chiffre porte donc sur des titulaires du diplôme, et non sur des personnes qui le préparent encore.
Ce qui compte, c'est le stage : une expérience professionnelle sur un lieu de travail — entreprise, organisme public ou organisation à but non lucratif — qui faisait partie du programme menant au diplôme et qui a duré au moins un mois. Qu'il ait été obligatoire ou facultatif ne change rien. La formation pratique dispensée entièrement au sein d'un établissement scolaire n'est pas prise en compte, quelle que soit la place qu'elle occupe dans le cursus. Eurostat parle à ce propos d'exposition des diplômés de l'enseignement professionnel à la formation en milieu de travail.
Les chiffres proviennent de l'enquête sur les forces de travail de l'UE, qui interroge, dans chaque État membre, des personnes vivant dans des ménages privés : chaque part est donc une estimation établie à partir d'un échantillon.
Là où le stage est la règle, et là où il ne l'est pas
Dix-sept États membres disposent pour 2025 d'un chiffre qu'Eurostat ne signale pas comme peu fiable ; tous les décomptes et classements qui suivent portent sur ces pays. Les Pays-Bas arrivent en tête avec 95,4 %, devant la France (93,2 %) et l'Autriche (86,4 %). Le Portugal enregistre 80,9 %, le Danemark 79,9 % — une valeur qui marque une rupture de série — et la Finlande 79,6 % : six des 17 dépassent ainsi 75 %. La Slovénie (72,0 %), l'Estonie (68,2 %) et la Suède (67,3 %) complètent les neuf pays situés au-dessus de la valeur de l'UE.
Huit se situent en dessous. La Lituanie enregistre 62,1 %, tandis que la Belgique (51,6 %) et la Slovaquie (50,7 %) dépassent tout juste la moitié. La part de la Croatie est de 38,7 % et celle de la Grèce de 25,8 %. L'Italie (22,0 %), la Tchéquie (15,2 %) et la Roumanie (9,1 %) ferment la marche. Sur les cinq années que couvre le tableau, la part roumaine est toujours restée comprise entre 7,1 % et 9,1 %, et elle a été chaque année la plus faible de tous les États membres dont la valeur est publiée, y compris ceux dont la valeur est signalée comme peu fiable.
Sept États membres ont pour 2025 une valeur qu'Eurostat signale comme peu fiable, et ils sont exclus des décomptes : l'Allemagne (93,0 %), l'Espagne (91,8 %), la Pologne (67,5 %), Malte (50,6 %), la Hongrie (43,1 %), l'Irlande (29,9 %) et Chypre (25,0 %). Aucun ne descend sous le niveau de l'Italie ; l'Allemagne et l'Espagne se placeraient entre la France et l'Autriche, et la valeur allemande porte la mention de faible fiabilité chaque année du tableau. La Bulgarie, la Lettonie et le Luxembourg n'ont aucune valeur publiée pour 2025 : leurs cases sont vides dans la source, ce qui ne veut pas dire zéro.
Ce que le classement ne peut pas expliquer
Le tableau indique si les jeunes diplômés ont fait un stage, mais pas pourquoi leur cursus en prévoyait un ou non. Comme la formation dispensée au sein de l'établissement scolaire n'entre pas dans la définition, un pays où l'enseignement professionnel transmet surtout la pratique dans les ateliers des écoles afficherait une part faible, quel que soit le volume de formation pratique de ces cursus. Cette étude n'explique la position d'aucun pays, et les chiffres ne disent rien de la qualité des formations professionnelles, dans quelque pays que ce soit.
Un mois compte autant qu'un an
Dans le chiffre global, un stage d'un mois compte autant qu'un stage d'un an ou plus. Le jeu de données dont est tiré le tableau, edat_lfs_9919, ventile cette même part entre stages d'un à six mois et stages de sept mois ou plus. En 2025, dans l'ensemble de l'UE, 39,0 % des jeunes diplômés de l'enseignement professionnel avaient fait un stage de sept mois ou plus et 26,9 % un stage d'un à six mois ; à l'arrondi près, leur somme redonne les 66,0 % de la part globale.
Les stages longs l'emportent sur les courts dans trois des 17 États membres. Aux Pays-Bas, 83,5 % des jeunes diplômés de l'enseignement professionnel ont fait un stage de sept mois ou plus, et 11,9 % un stage plus court. En Autriche, les deux chiffres sont de 72,2 % et 14,2 %, et au Danemark, où les deux valeurs marquent une rupture de série, de 68,3 % et 11,5 %. Dans chacun des 14 autres, les stages d'un à six mois représentent plus de la moitié de la part globale, une comparaison dérivée des deux chiffres publiés.
La France, deuxième pour la part globale, fait partie de ces 14 : 54,2 % de ses jeunes diplômés de l'enseignement professionnel ont fait un stage d'un à six mois et 39,0 % un stage de sept mois ou plus. Sur les 80,9 % du Portugal, 70,4 % correspondent à des stages d'un à six mois ; sur les 72,0 % de la Slovénie, 62,2 %, et sur les 62,1 % de la Lituanie, 60,4 %. En Italie, les 22,0 % sont presque entièrement constitués de stages courts : 20,7 % des jeunes diplômés ont fait un stage d'un à six mois.
À l'échelle de l'UE, ce sont les stages longs qui dominent : 39,0 % contre 26,9 %. La valeur de l'UE est l'estimation d'Eurostat pour l'Union dans son ensemble, y compris les dix États membres écartés de cette comparaison : elle ne suit donc pas nécessairement le profil des 17. Lorsque le chiffre d'un État membre pour les stages longs ou courts porte une mention de faible fiabilité ou n'est pas diffusé, il n'est pas utilisé.
Cinq ans, et dix séries que l'on peut suivre
Le tableau commence en 2021, année où l'enquête sur les forces de travail de l'UE est passée à un nouveau cadre juridique, et Eurostat signale chaque valeur de 2021 comme une rupture de série : aucun chiffre n'est donc comparé ici à une année antérieure. Parmi les États membres dont les valeurs sont publiées, dix connaissent ensuite une nouvelle rupture de série : la Slovaquie en 2022, la Pologne et la Slovénie en 2023, la Belgique, l'Allemagne, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne et la France en 2024, et le Danemark en 2025. D'autres ont au moins une année signalée comme peu fiable, ou des années sans valeur. Seules dix séries comportent une valeur pour chaque année, sans rupture après 2021 ni mention de faible fiabilité : celles de la Tchéquie, de l'Estonie, de la Croatie, de l'Italie, de la Lituanie, des Pays-Bas, de l'Autriche, du Portugal, de la Roumanie et de la Suède. La variation n'est mesurée que pour elles, en points de pourcentage, c'est-à-dire en écart entre deux pourcentages.
Entre 2021 et 2025, cinq de ces dix parts ont augmenté et cinq ont baissé. La part italienne est celle qui a le plus reculé : de 31,8 % à 25,9 % en 2022, stable en 2023, puis 24,7 % en 2024 et 22,0 % en 2025, soit une baisse de 9,8 points ; l'Italie est le seul des dix États membres dont la part n'a jamais augmenté d'une année sur l'autre. La part tchèque a reculé de 6,0 points (de 21,2 % à 15,2 %), celle de l'Autriche de 5,4 (de 91,8 % à 86,4 %) et celle de l'Estonie de 5,3 (de 73,5 % à 68,2 %), après avoir atteint 83,7 % en 2023. La part croate n'a presque pas bougé, restant entre 38,3 % et 39,7 %, et la part néerlandaise est restée entre 94,3 % et 95,4 %. C'est la part lituanienne qui a le plus progressé, de 13,4 points (de 48,7 % à 62,1 %), devant celle du Portugal, en hausse de 4,1 points (de 76,8 % à 80,9 %).
Après 60,3 % en 2021 et 60,1 % en 2022, la valeur de l'UE est passée à 64,4 % en 2023, 65,2 % en 2024 et 66,0 % en 2025. L'essentiel de cette hausse — 5,1 des 5,9 points gagnés depuis 2022 — s'est produit les deux années où les séries polonaise et française présentent une rupture. La part de la Pologne est passée de 16,3 % en 2022 à 58,4 % en 2023, une valeur signalée à la fois comme rupture de série et comme peu fiable, et celle de la France de 68,3 % en 2023 à 82,4 % en 2024, là encore à l'occasion d'une rupture ; la série slovène connaît elle aussi une rupture en 2023, cinq autres en 2024 et celle du Danemark en 2025. La série de l'UE ne porte elle-même aucune mention après 2021, mais cette étude ne présente pas sa hausse comme un progrès : les chiffres ne permettent pas de faire la part entre un changement dans ce qu'ont réellement fait les diplômés et l'effet de ces ruptures.
Jeunes diplômés de la voie professionnelle avec un mois de stage ou plus durant leur formation, 2025
| Pays | % des jeunes diplômés de l'enseignement professionnel de 20 à 34 ans | Écart avec la valeur UEpoints de pourcentage, valeur dérivée |
|---|---|---|
| Pays-Bas | 95,4 | +29,4 |
| France | 93,2 | +27,2 |
| Autriche | 86,4 | +20,4 |
| Union européenneagrégat | 66,0 | — |
| Italie | 22,0 | −44,0 |
| Tchéquie | 15,2 | −50,8 |
| Roumanie | 9,1 | −56,9 |
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Variation de la part des jeunes diplômés de l'enseignement professionnel ayant passé au moins un mois sur un lieu de travail, de 2021 à 2025
| Pays | points de pourcentage (dérivés) |
|---|---|
| Lituanie | 13,4 |
| Portugal | 4,1 |
| Roumanie | 2,0 |
| Suède | 1,4 |
| Pays-Bas | 0,3 |
| Croatie | -0,8 |
| Estonie | -5,3 |
| Autriche | -5,4 |
| Tchéquie | -6,0 |
| Italie | -9,8 |
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Ce que ces chiffres ne disent pas
- Des jeunes diplômés de 20 à 34 ans
- La population est celle des personnes de 20 à 34 ans dont le diplôme le plus élevé, obtenu au cours des trois années précédentes, est un diplôme professionnel du deuxième cycle du secondaire ou d'une formation post-secondaire qui ne relève pas de l'enseignement supérieur. Personne de moins de 20 ans n'y figure, quelle que soit la date de son diplôme, et ceux qui ont obtenu depuis un diplôme plus élevé en sont sortis. Eurostat retient ces diplômés, qu'ils suivent ou non aujourd'hui des études ou une formation : le chiffre décrit donc les formations qu'ils ont terminées, et non celles qui sont proposées actuellement.
- Un mois sur un lieu de travail, et non la formation pratique en général
- L'indicateur retient une expérience professionnelle d'au moins un mois sur un lieu de travail, intégrée au programme, qu'elle ait été obligatoire ou facultative. La formation pratique dispensée entièrement dans un établissement scolaire n'est pas prise en compte, et, dans la part globale, un stage d'un mois pèse autant qu'un stage de plusieurs années. Une part faible signifie donc que peu de jeunes diplômés ont fait un tel stage, et non que leurs cursus manquaient de formation pratique. La répartition par durée provient du jeu de données source, edat_lfs_9919, et n'est utilisée que pour 2025.
- Sept valeurs peu fiables, trois manquantes
- Eurostat signale comme peu fiables sept des valeurs nationales de 2025 — celles de l'Allemagne, de l'Irlande, de l'Espagne, de Chypre, de la Hongrie, de Malte et de la Pologne — et n'en publie aucune pour la Bulgarie, la Lettonie ou le Luxembourg. Tous les décomptes, classements et comparaisons portent ici sur les 17 États membres restants ; les valeurs signalées sont citées avec leur mention, jamais classées. Les chiffres des stages longs et courts sont encore plus souvent signalés ou non diffusés ; seules les valeurs sans mention de faible fiabilité sont utilisées.
- Une série courte aux nombreuses ruptures
- La série commence en 2021, première année du nouveau cadre de l'enquête sur les forces de travail de l'UE, et, parmi les États membres dont les valeurs sont publiées, dix connaissent une nouvelle rupture de série entre 2022 et 2025. La variation n'est mesurée que pour les dix États membres ayant une valeur pour chaque année, sans rupture ultérieure ni mention de faible fiabilité. La hausse de la valeur de l'UE depuis 2022 n'est pas interprétée comme un progrès, car elle coïncide pour l'essentiel avec les ruptures polonaise et française.
- Réponses d'enquête et classifications nationales
- Les parts sont des estimations tirées d'une enquête auprès des ménages, fondées sur les déclarations recueillies au sujet du cursus de chaque personne, et non sur des fichiers d'établissements scolaires ou d'employeurs. Les diplômes considérés comme professionnels à ces niveaux dépendent de la classification internationale de l'éducation, telle que chaque pays l'applique. Les métadonnées d'Eurostat indiquent par exemple que le diplôme délivré par les écoles supérieures techniques et professionnelles autrichiennes est classé depuis 2014 au premier niveau de l'enseignement supérieur, ce qui place ses titulaires hors de cette population.
- Femmes et hommes
- Eurostat publie aussi cette part pour les femmes et pour les hommes : respectivement 65,3 % et 66,5 % à l'échelle de l'UE en 2025. Plusieurs valeurs nationales par sexe portent une mention de faible fiabilité ou ne sont pas diffusées, et l'étude ne compare pas les femmes aux hommes.
Questions fréquentes
- Dans l'UE, quelle part des diplômés de l'enseignement professionnel se forme sur un véritable lieu de travail ?
- 66,0 % en 2025 : parmi les personnes de 20 à 34 ans ayant obtenu, au cours des trois années précédentes, un diplôme professionnel d'un niveau inférieur à l'enseignement supérieur, environ deux sur trois avaient passé au moins un mois sur un lieu de travail dans le cadre de leur formation. La formation pratique dispensée entièrement dans un établissement scolaire n'est pas prise en compte.
- Quel pays de l'UE affiche la part la plus élevée ?
- Les Pays-Bas, avec 95,4 %, parmi les 17 États membres dont le chiffre de 2025 n'est pas signalé comme peu fiable par Eurostat ; suivent la France (93,2 %) et l'Autriche (86,4 %). Les 93,0 % de l'Allemagne et les 91,8 % de l'Espagne portent la mention de faible fiabilité et ne sont pas classés ici.
- Pourquoi la part de la Roumanie est-elle si faible ?
- Le tableau ne le dit pas, et cette étude n'avance aucune explication. Il montre seulement que la Roumanie a eu, chaque année de 2021 à 2025, la part la plus faible de tous les États membres dont le chiffre est publié, entre 7,1 % et 9,1 %. Comme la formation pratique dispensée au sein d'un établissement scolaire n'entre pas dans la définition, le chiffre mesure le temps passé sur un lieu de travail, et non la quantité de formation pratique que contient un cursus.
- Un stage court compte-t-il autant qu'un stage long ?
- Dans le chiffre global, oui : un mois compte autant qu'un an. Le jeu de données source distingue les deux : en 2025, dans l'ensemble de l'UE, 39,0 % des jeunes diplômés de l'enseignement professionnel avaient fait un stage de sept mois ou plus et 26,9 % un stage d'un à six mois. Parmi les 17 États membres comparés ici, les stages longs ne l'emportent qu'aux Pays-Bas, en Autriche et au Danemark.
- Cette part est-elle en hausse ?
- La valeur de l'UE est passée de 60,1 % en 2022 à 66,0 % en 2025, mais l'essentiel de cette hausse coïncide avec des ruptures dans les séries polonaise et française, et elle n'est donc pas interprétée ici comme un progrès. Parmi les dix États membres dont la série peut être suivie sans rupture ni mention de faible fiabilité, cinq ont progressé et cinq ont reculé ; la part italienne est celle qui a le plus baissé, de 9,8 points (valeur dérivée), pour tomber à 22,0 %.
- Les personnes comptées font-elles encore des études ?
- Certaines, peut-être. Eurostat retient les jeunes diplômés, qu'ils aient ou non poursuivi depuis des études ou une formation : le chiffre décrit donc les formations professionnelles qu'ils ont terminées, et non les cursus qu'ils suivent peut-être aujourd'hui.
Note méthodologique
L'étude mesure la part des personnes de 20 à 34 ans dont le diplôme le plus élevé est un diplôme professionnel du deuxième cycle du secondaire ou du post-secondaire non supérieur (niveaux 35 et 45 de la CITE 2011), obtenu au cours des trois années précédant l'enquête, qui déclarent une expérience professionnelle d'au moins un mois sur un lieu de travail dans le cadre du programme qui y a mené, telle qu'Eurostat la publie dans le tableau tps00215 pour chaque année de 2021 à 2025, pour l'ensemble des deux sexes ainsi que pour les femmes et les hommes séparément. Les valeurs proviennent de l'enquête sur les forces de travail de l'UE, couvrent les personnes vivant en ménage privé et sont tirées du jeu de données edat_lfs_9919, qui ventile aussi cette part entre expériences d'un à six mois et de sept mois ou plus ; cette ventilation est tirée d'edat_lfs_9919 pour 2025, et chaque valeur de tps00215 pour l'ensemble des deux sexes est identique à celle d'edat_lfs_9919 pour le même pays et la même année. La valeur de l'UE est celle qu'Eurostat publie pour les 27 États membres.
Les parts sont citées telles qu'Eurostat les publie ; la rupture danoise de 2025, la rupture française de 2024, ainsi que la rupture et la faible fiabilité de la valeur polonaise de 2023, sont indiquées là où ces valeurs sont citées, et les sept valeurs de 2025 signalées sont identifiées comme telles. Silver Data Lab a dérivé les éléments suivants, et rien d'autre : le rapport entre la part néerlandaise et la part roumaine ; la description de la part de l'UE comme « environ deux sur trois » ; la hausse de la valeur de l'UE de 2022 à 2024 et à 2025, en points de pourcentage ; la variation en points de pourcentage entre 2021 et 2025, et les années au cours desquelles chaque part a augmenté, pour les dix États membres dont la série comporte une valeur pour chaque année, sans rupture après 2021 ni mention de faible fiabilité ; les fourchettes des parts roumaine, croate et néerlandaise sur les cinq années ; la comparaison, pour chaque État membre, de la part des stages d'un à six mois avec la moitié de sa part globale — et, pour l'Italie, avec la totalité de celle-ci —, ainsi que celle des parts néerlandaise, autrichienne et danoise de stages de sept mois ou plus avec la moitié de leur part globale ; la vérification que, pour l'UE, les deux tranches de durée ont pour somme la part globale, à l'arrondi près ; et le nombre d'États membres situés au-dessus ou au-dessous de la valeur de l'UE, au-dessus de 75 %, présentant une rupture de série après 2021, dont la part a augmenté ou baissé, ou dans lesquels les stages longs ou courts l'emportent. Tous les décomptes, rangs et superlatifs portent sur les 17 États membres dont la valeur de 2025 est exempte de toute mention de faible fiabilité ; les valeurs de l'Allemagne, de l'Irlande, de l'Espagne, de Chypre, de la Hongrie, de Malte et de la Pologne sont signalées, et la Bulgarie, la Lettonie et le Luxembourg n'ont pas de valeur. Le dernier rang de la Roumanie chaque année, et la place qu'occuperait chaque valeur signalée de 2025, sont vérifiés par rapport à tous les États membres dont la valeur est publiée, valeurs signalées comprises. Les métadonnées d'Eurostat citent cet indicateur parmi ceux pour lesquels la résolution du Conseil relative à un cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l'éducation et de la formation, dans la perspective de l'espace européen de l'éducation et au-delà (2021-2030), fixe un objectif à l'échelle de l'UE ; ni les métadonnées ni le tableau n'en donnent la valeur, et aucune n'est avancée ici.
Données sources
Cette étude s'appuie sur 2 jeux de données de Eurostat. Chacun peut être consulté et téléchargé à nouveau depuis son catalogue, et les filtres indiqués ci-dessous sont ceux qui ont été appliqués.
Exposure of VET graduates to work-based learning
tps00215
- Filtres appliqués :
- freq=A · training=TOTAL · workstud=WE · duration=Y_LE3 · isced11=ED35_45 · age=Y20-34 · unit=PC · sex=T, F, M
- Extrait le :
- 2026-10-25
- Source mise à jour le :
- 2026-09-10
Population aged 20-34 in private households with work experience while studying by educational attainment level and years since completion of highest level of education
edat_lfs_9919
- Filtres appliqués :
- freq=A · training=TOTAL · workstud=WE, SHORT, LONG · duration=Y_LE3 · isced11=ED35_45 · age=Y20-34 · sex=T · unit=PC
- Extrait le :
- 2026-10-25
- Source mise à jour le :
- 2026-09-10
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Comment citer
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Silver Data Lab Research Desk (2026). Seuls 9,1 % des diplômés roumains de la voie professionnelle ont fait un mois de stage. Silver Data Lab, publié le 25 octobre 2026, dernière mise à jour 25 octobre 2026. https://www.silverdatalab.com/fr/etudes/formation-en-milieu-professionnel-dans-l-ue
- Données : Eurostat, Exposure of VET graduates to work-based learning (tps00215), filtres freq=A, training=TOTAL, workstud=WE, duration=Y_LE3, isced11=ED35_45, age=Y20-34, unit=PC, sex=T, F, M; extrait le 2026-10-25; source mise à jour le 2026-09-10. https://doi.org/10.2908/tps00215
- Données : Eurostat, Population aged 20-34 in private households with work experience while studying by educational attainment level and years since completion of highest level of education (edat_lfs_9919), filtres freq=A, training=TOTAL, workstud=WE, SHORT, LONG, duration=Y_LE3, isced11=ED35_45, age=Y20-34, sex=T, unit=PC; extrait le 2026-10-25; source mise à jour le 2026-09-10. https://doi.org/10.2908/edat_lfs_9919
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