Dans l'UE, ce sont les voyages des Grecs qui durent le plus rarement trois nuits ou moins

Silver Data Lab Research Desk · Analyse statistique · Publié le 24 octobre 2026

Cette étude est réservée aux membres

Ses sources, ses filtres et sa date d'extraction sont déclarés ci-dessus, comme pour chaque étude. Connectez-vous pour lire l'analyse en entier.

Source des données
Eurostat
Période de référence
2025
Dernière mise à jour
24 octobre 2026

Revérifié auprès de la source le 23 octobre 2026. Aucune valeur de ses jeux de données n'a changé entre les instantanés que nous conservons. Toutes les révisions que nous avons observées →

Chiffres clés

  • En 2025, 27,5 % des voyages d'au moins une nuit effectués par les personnes vivant en Grèce ont duré d'une à trois nuits : 2,25 millions sur 8,17 millions. Dans aucun autre État membre les résidents n'ont enregistré une part aussi faible ; cette part est calculée par Silver Data Lab à partir du nombre de voyages publié par Eurostat, comme toutes les parts présentées sur cette page.
  • Les résidents grecs ont eu la part la plus faible chaque année de 2014 à 2025, avec des valeurs comprises entre 25,4 % et 31,0 %. Sur ces mêmes années, la part la plus faible jamais enregistrée par les résidents d'un autre État membre est celle des résidents belges : 37,6 %, en 2014.
  • À l'autre bout du classement, 73,4 % des voyages des résidents estoniens ont duré d'une à trois nuits, devant 71,6 % pour les résidents lettons et 68,5 % pour les résidents portugais. Après la Grèce, les parts les plus faibles étaient celles des résidents de l'Italie, 39,4 %, et du Luxembourg, 41,9 % ; les voyages courts étaient majoritaires chez les résidents de 20 des 27 États membres.
  • Pour l'ensemble des résidents de l'UE, la part était de 55,4 %, son plus bas niveau depuis le début de la série en 2014. Entre 2019 et 2025, leurs voyages de quatre nuits ou plus ont augmenté de 10,0 % et leurs voyages d'une à trois nuits de 3,2 % ; ces deux variations sont, elles aussi, des valeurs dérivées.
  • Les voyages d'affaires sont bien plus souvent courts que les autres : 74,8 % de ceux qu'ont effectués les résidents de l'UE en 2025 ont duré d'une à trois nuits, mais ces voyages ne représentaient que 10,7 % de l'ensemble. Si l'on ne compte que les voyages privés, on retrouve les trois mêmes États membres à chaque bout du classement, les résidents grecs ayant la part la plus faible, 26,7 %, et les résidents estoniens la plus élevée, 72,7 %.
Part, parmi les voyages d'au moins une nuit des résidents, de ceux qui ont duré d'une à trois nuits en 2025, calculée à partir des nombres de voyages publiés par Eurostat : résidents de l'Estonie 73,4 %, de la Lettonie 71,6 % et du Portugal 68,5 %, au-dessus de la part de l'UE, 55,4 %, et résidents du Luxembourg 41,9 %, de l'Italie 39,4 % et de la Grèce 27,5 %, en dessous.

Moins de trois voyages sur dix

En 2025, les personnes vivant en Grèce ont effectué 8,17 millions de voyages qui les ont tenues éloignées de chez elles au moins une nuit, et 2,25 millions de ces voyages ont duré d'une à trois nuits. Soit 27,5 %, la plus faible part de voyages courts observée chez les résidents d'un État membre. Pour l'ensemble des résidents de l'UE, 55,4 % des voyages ont duré d'une à trois nuits, soit environ le double de la proportion grecque. Autrement dit, plus de sept voyages sur dix effectués par les résidents grecs ont duré quatre nuits ou plus.

Eurostat publie le nombre de voyages qui entrent dans chaque tranche de durée, comptée en nuits. Les proportions présentées sur cette page sont calculées par Silver Data Lab à partir de ces nombres, et chacune est signalée comme valeur dérivée.

Ce que recense le tableau

Les États membres interrogent leurs résidents âgés de 15 ans ou plus, le plus souvent dans le cadre d'enquêtes auprès des ménages, sur les voyages qu'ils ont effectués au cours de l'année et qui comportaient au moins une nuit passée hors de leur lieu de résidence habituel. Un voyage est compté quelle que soit sa destination, dans le pays ou à l'étranger, et quel qu'en soit le motif : vacances, visites à la famille ou à des amis, autres raisons privées et déplacements professionnels entrent tous dans un même total. Le chiffre de la Grèce compte donc les voyages effectués par les résidents grecs, et non les visiteurs venus en Grèce.

On compte des voyages, et non des voyageurs : un résident qui part souvent ajoute de nombreux voyages au total, et celui qui ne part jamais n'en ajoute aucun. Le tableau classe ensuite les voyages selon leur durée, comptée en nuits. Cette page qualifie de court un voyage d'une à trois nuits, et la part sur laquelle repose son classement est le nombre de voyages courts divisé par le nombre total de voyages d'une nuit ou plus. Les voyages de quatre nuits ou plus forment le reste : pour chaque pays et chaque année du tableau, les deux tranches s'additionnent pour donner le total, à un voyage près.

La part la plus faible chaque année depuis 2014

Depuis douze ans, la part grecque évolue dans une fourchette étroite. Elle était de 29,9 % en 2014 et de 31,0 % en 2015, son maximum, est tombée à 25,4 % en 2023 comme en 2024, son minimum, et s'établissait à 27,5 % en 2025. Jamais, sur cette période, les résidents d'un autre État membre n'ont enregistré une part plus faible ; la Suède n'a pas de valeur pour 2023, si bien que la comparaison porte cette année-là sur les 26 autres. Avec 37,6 % en 2014, les résidents belges détiennent la valeur la plus basse atteinte par un autre État membre dans le tableau, plus de six points au-dessus de la valeur grecque la plus élevée.

Le nombre de voyages a bien plus varié que la part. Les voyages d'une nuit ou plus effectués par les résidents grecs ont augmenté de 32,4 % entre 2019 et 2025, tandis que la part des voyages courts passait de 26,7 % à 27,5 %.

Le haut et le bas du classement

Les résidents estoniens ont enregistré la part la plus élevée en 2025 : 73,4 % de leurs voyages ont duré d'une à trois nuits. Suivent les résidents de la Lettonie avec 71,6 %, du Portugal avec 68,5 %, de la Lituanie avec 66,7 % et de l'Espagne avec 64,9 %. Les résidents estoniens ont détenu la part la plus élevée dix années sur les douze que couvre le tableau, et les résidents lettons les deux autres, 2015 et 2021.

Après la Grèce, les parts les plus faibles de 2025 reviennent aux résidents de l'Italie, avec 39,4 %, et du Luxembourg, avec 41,9 %, puis du Danemark avec 46,0 %, de Malte avec 46,8 %, des Pays-Bas avec 48,1 % et de la Belgique avec 48,3 %. Ce sont les sept États membres dont les résidents ont effectué moins de voyages courts que de voyages plus longs ; pour les résidents des 20 autres, les voyages courts étaient majoritaires. Les résidents de treize pays ont enregistré une part supérieure à celle de l'UE et ceux de quatorze une part inférieure, et Chypre, avec 55,3 %, occupe le milieu du classement des 27.

Le sud de l'Union se retrouve donc aux deux bouts du classement. Les résidents grecs et italiens ont les deux parts les plus faibles, tandis que les résidents portugais ont la troisième part la plus élevée et les résidents espagnols la cinquième. Les deux pays dont les résidents effectuent le plus de voyages se situent plus près du milieu : pour les résidents allemands, dont les 274,0 millions de voyages constituent le total le plus élevé de l'UE, 50,6 % des voyages ont duré trois nuits ou moins ; pour les résidents français, 58,6 %.

Les résidents du Luxembourg se classent parmi les quatre derniers chaque année de la série. La place des résidents italiens dans le bas du classement est plus récente : leur part a varié entre 47,1 % et 52,9 % de 2014 à 2020, est tombée à 39,6 % en 2021 et oscille depuis entre 39,4 % et 43,9 %. Eurostat ne signale aucune rupture dans la série italienne en 2021, et le tableau ne dit pas pourquoi le niveau a changé.

Voyages pour le travail et voyages pour raisons privées

La part mêle deux types de déplacements qui ne se comportent pas de la même façon. Le jeu de données tour_dem_ttls d'Eurostat, dont ce tableau est tiré, ventile les mêmes voyages par motif : il en ressort que 74,8 % des voyages d'affaires effectués par les résidents de l'UE en 2025 ont duré d'une à trois nuits, contre 53,1 % de leurs voyages privés. Les voyages d'affaires ne représentaient toutefois que 10,7 % de l'ensemble des voyages, si bien que la part tous motifs confondus, 55,4 %, ne se situe que 2,3 points au-dessus de celle des seuls voyages privés.

Sans les voyages d'affaires, le haut et le bas du classement restent inchangés. Sur les seuls voyages privés, les résidents grecs ont la part la plus faible, 26,7 %, suivis de ceux de l'Italie avec 37,2 % et du Luxembourg avec 38,6 %, tandis que les résidents estoniens ont la plus élevée, 72,7 %, devant ceux de la Lettonie avec 72,1 % et du Portugal avec 68,2 % : les six mêmes États membres, dans le même ordre. Les déplacements professionnels de ces mêmes résidents font l'objet de l'étude sur les voyages d'affaires.

Dans l'UE, les voyages longs ont progressé plus vite

Les résidents de l'UE ont effectué 1.208,9 millions de voyages d'au moins une nuit en 2025, soit 6,2 % de plus que les 1.138,9 millions de 2019, dernière année avant la pandémie. Les deux tranches n'ont pas progressé au même rythme. Les voyages de quatre nuits ou plus ont augmenté de 10,0 %, à 539,3 millions, et ceux d'une à trois nuits de 3,2 %, à 669,6 millions : sur les 70,1 millions de voyages supplémentaires, 49,2 millions, soit 70,2 %, relevaient de la tranche la plus longue.

La part des voyages courts dans l'UE est passée de 57,0 % en 2019 à 55,4 % en 2025, la valeur la plus basse d'une série qui commence en 2014 ; son maximum, 59,0 %, date de 2020, et la valeur de l'UE publiée par Eurostat pour 2023 est une estimation. À une décimale près, la part a reculé entre 2019 et 2025 pour les résidents de 19 États membres et progressé pour ceux de huit autres, dont la Grèce, où elle a gagné 0,8 point.

Ce que les chiffres ne disent pas

Le tableau classe les voyages selon le nombre de nuits qu'ils ont duré et ne dit rien des raisons de cette durée. Il ne comporte aucune mesure de la distance, du coût, du revenu ou de la destination ; il ne peut donc pas dire pourquoi les voyages des résidents grecs sont si rarement courts, ni pourquoi ceux des résidents estoniens le sont si souvent, et la présente étude n'avance d'explication ni pour l'un ni pour l'autre. L'étude sur les vacances à l'étranger place elle aussi les résidents grecs à une extrémité de son classement, selon une autre mesure : la part de leurs nuits de vacances passées hors de leur pays. Les deux pages répondent à des questions distinctes, et aucune ne sert ici à expliquer l'autre.

Part des voyages des résidents ayant duré d'une à trois nuits, 2025

part UE 55,4Estonie — 73,4 % des voyages, dérivé · Écart avec la part UE +18,0 (points de pourcentage, valeur dérivée)Estonie73,4Lettonie — 71,6 % des voyages, dérivé · Écart avec la part UE +16,2 (points de pourcentage, valeur dérivée)Lettonie71,6Portugal — 68,5 % des voyages, dérivé · Écart avec la part UE +13,1 (points de pourcentage, valeur dérivée)Portugal68,5Luxembourg — 41,9 % des voyages, dérivé · Écart avec la part UE −13,5 (points de pourcentage, valeur dérivée)Luxembourg41,9Italie — 39,4 % des voyages, dérivé · Écart avec la part UE −16,0 (points de pourcentage, valeur dérivée)Italie39,4Grèce — 27,5 % des voyages, dérivé · Écart avec la part UE −27,9 (points de pourcentage, valeur dérivée)Grèce27,52279% des voyages, dérivé — l'axe ne commence pas à zéro
Part des voyages des résidents ayant duré d'une à trois nuits, 2025
Pays% des voyages, dérivéÉcart avec la part UEpoints de pourcentage, valeur dérivée
Estonie73,4+18,0
Lettonie71,6+16,2
Portugal68,5+13,1
Union européenneagrégat55,4—
Luxembourg41,9−13,5
Italie39,4−16,0
Grèce27,5−27,9
Part des voyages des résidents ayant duré d'une à trois nuits, 2025. Les trois parts les plus élevées et les trois plus faibles parmi les 27 États membres, selon le pays de résidence, avec la part de l'UE à titre de référence. La colonne d'écart est calculée par Silver Data Lab à partir des deux valeurs publiées et n'est pas elle-même publiée par la source. Source : Eurostat, tin00189. Valeur dérivée, calculée par Silver Data Lab à partir des nombres publiés par Eurostat : voyages d'une à trois nuits divisés par voyages d'une nuit ou plus, effectués par les résidents âgés de 15 ans ou plus, toutes destinations et tous motifs confondus. Aucune des valeurs utilisées ne porte de mention particulière d'Eurostat. Les résidents de la Lituanie, avec 66,7 %, ont la quatrième part la plus élevée et ceux du Danemark, avec 46,0 %, la quatrième plus faible.

Ce tableau en données : CSV · JSON

Tous les États membres pour cet indicateur+

Les Member voient ici tous les États membres pour cet indicateur, et non seulement les lignes que le classement imprime. Devenez Member

Part des voyages privés des résidents ayant duré d'une à trois nuits, 2025

part UE 53,1Estonie — 72,7 % des voyages privés, dérivé · Écart avec la part UE +19,6 (points de pourcentage, valeur dérivée)Estonie72,7Lettonie — 72,1 % des voyages privés, dérivé · Écart avec la part UE +19,0 (points de pourcentage, valeur dérivée)Lettonie72,1Portugal — 68,2 % des voyages privés, dérivé · Écart avec la part UE +15,1 (points de pourcentage, valeur dérivée)Portugal68,2Luxembourg — 38,6 % des voyages privés, dérivé · Écart avec la part UE −14,5 (points de pourcentage, valeur dérivée)Luxembourg38,6Italie — 37,2 % des voyages privés, dérivé · Écart avec la part UE −15,9 (points de pourcentage, valeur dérivée)Italie37,2Grèce — 26,7 % des voyages privés, dérivé · Écart avec la part UE −26,4 (points de pourcentage, valeur dérivée)Grèce26,72178% des voyages privés, dérivé — l'axe ne commence pas à zéro
Part des voyages privés des résidents ayant duré d'une à trois nuits, 2025
Pays% des voyages privés, dérivéÉcart avec la part UEpoints de pourcentage, valeur dérivée
Estonie72,7+19,6
Lettonie72,1+19,0
Portugal68,2+15,1
Union européenneagrégat53,1—
Luxembourg38,6−14,5
Italie37,2−15,9
Grèce26,7−26,4
Part des voyages privés des résidents ayant duré d'une à trois nuits, 2025. Les trois parts les plus élevées et les trois plus faibles parmi les 27 États membres une fois les voyages d'affaires exclus, selon le pays de résidence, avec la part de l'UE à titre de référence. La colonne d'écart est calculée par Silver Data Lab à partir des deux valeurs publiées et n'est pas elle-même publiée par la source. Source : Eurostat, tour_dem_ttls. Valeur dérivée, calculée par Silver Data Lab à partir des nombres publiés par Eurostat dans tour_dem_ttls : voyages privés d'une à trois nuits divisés par voyages privés d'une nuit ou plus. Les voyages privés sont ceux effectués pour des vacances, des visites à la famille ou à des amis ou d'autres raisons personnelles. Aucune des valeurs utilisées ne porte de mention particulière d'Eurostat. Les six États membres et leur ordre sont les mêmes que pour les voyages tous motifs confondus.

Ce tableau en données : CSV · JSON

Tous les États membres pour cet indicateur+

Les Member voient ici tous les États membres pour cet indicateur, et non seulement les lignes que le classement imprime. Devenez Member

Ce que ces chiffres ne disent pas

Les voyages des résidents, comptés une fois chacun
Les nombres proviennent d'enquêtes nationales auprès des résidents âgés de 15 ans ou plus : ils décrivent les voyages effectués par les résidents de chaque pays, dans leur pays ou à l'étranger, et ne disent rien des visiteurs qu'un pays a reçus. L'unité étant le voyage, les résidents qui voyagent souvent pèsent davantage dans la part que ceux qui voyagent rarement, et le tableau ne permet pas de dire combien de personnes font des voyages courts. Selon les métadonnées d'Eurostat, les chiffres sont représentatifs des personnes âgées de 15 ans ou plus, les voyageurs plus jeunes n'étant déclarés qu'à titre facultatif, et un déplacement avec retour au domicile le jour même n'est pas un voyage au sens du tableau.
Des tranches de nuits, pas une durée moyenne
La part indique à quelle fréquence un voyage entre dans la tranche d'une à trois nuits. Ce n'est pas une durée moyenne de voyage : celle-ci exigerait le nombre de nuits passées, publié dans un autre tableau, et aucune n'est calculée ici. Les tranches plus fines des longs séjours ne sont pas utilisées non plus : en 2025, la tranche de 92 à 365 nuits n'a pas de valeur pour 23 États membres, et la tranche de 29 à 91 nuits n'en a pas pour six États membres et porte la mention « faible fiabilité » pour six autres. Les métadonnées d'Eurostat précisent que cette mention signale une valeur reposant sur 20 à 49 observations dans l'échantillon de l'enquête, et qu'une valeur reposant sur moins d'observations n'est pas publiée.
Voyages professionnels et privés dans une même part
Le tableau couvre tous les motifs à la fois. En 2025, les voyages d'affaires représentaient 10,7 % des voyages des résidents de l'UE, et 74,8 % d'entre eux ont duré d'une à trois nuits, contre 53,1 % des voyages privés ; ces chiffres sont tirés de tour_dem_ttls, le jeu de données dont provient le tableau. Là où le travail occupe une plus grande place dans les déplacements des résidents, cette composition peut à elle seule faire varier la part d'un pays. Sur les seuls voyages privés, les trois États membres en tête et les trois derniers sont les mêmes que sur l'ensemble des voyages, dans le même ordre : les extrémités du classement ne tiennent donc pas à cette composition.
Des séries nationales qui font des bonds sans rupture signalée
Les nombres sont produits pays par pays, le plus souvent à partir d'enquêtes par sondage et, dans quelques cas, pour les voyages à l'étranger, à partir d'enquêtes aux frontières. Certaines séries nationales varient fortement sans qu'aucune rupture soit signalée : la part des résidents danois est tombée de 56,8 % en 2024 à 46,0 % en 2025 et celle des résidents belges est montée de 38,8 % à 48,3 %, le nombre de voyages des résidents suédois est passé de 54,9 millions en 2019 à 105,7 millions en 2025, et la part des résidents italiens a chuté de 47,1 % en 2020 à 39,6 % en 2021. Le tableau n'explique aucun de ces mouvements, et aucune des conclusions de cette page ne repose sur eux. Si l'on exclut la Suède pour les deux années, la part de l'UE recule tout de même entre 2019 et 2025, de 56,8 % à 55,2 % ; il s'agit d'un calcul dérivé. Les métadonnées d'Eurostat désignent aussi l'oubli de voyages par les personnes interrogées comme la principale source d'erreur probable, ce qui conduirait à compter trop peu de voyages ; elles ne disent pas si ce sont les voyages courts ou les longs qui sont le plus souvent oubliés.
Ruptures de série, une estimation et une année manquante
Eurostat signale des ruptures de série pour l'Italie, Malte et la Pologne en 2014, l'Espagne en 2015 et la Belgique en 2017 : les constats qui couvrent toutes les années depuis 2014 comparent donc ces pays de part et d'autre de ces ruptures. La Suède n'a pas de valeur pour 2023, ce qui ramène les comparaisons de cette année-là à 26 États membres, et la valeur de l'UE pour 2023 est une estimation. Toutes les autres années, la somme des nombres nationaux correspond au total publié pour l'UE à quatre voyages près ; en 2023, faute de valeur suédoise à ajouter, elle lui est inférieure de 82,4 millions de voyages. Aucune des valeurs de 2019, 2024 ou 2025 utilisées sur cette page ne porte de mention particulière d'Eurostat.

Questions fréquentes

Quelle part des voyages des résidents de l'UE dure trois nuits ou moins ?
55,4 % en 2025. Sur les 1.208,9 millions de voyages d'au moins une nuit effectués par les résidents de l'UE âgés de 15 ans ou plus, 669,6 millions ont duré d'une à trois nuits. Cette part est calculée par Silver Data Lab à partir des nombres de voyages d'Eurostat ; c'est la plus faible d'une série qui commence en 2014.
Dans quel pays de l'UE les résidents ont-ils la plus faible part de voyages courts ?
En Grèce. Sur les voyages effectués en 2025 par les personnes vivant en Grèce, 27,5 % ont duré d'une à trois nuits, et les résidents grecs ont eu la part la plus faible chaque année depuis 2014. Suivent les résidents de l'Italie avec 39,4 % et ceux du Luxembourg avec 41,9 %.
Où les voyages courts sont-ils les plus fréquents ?
Chez les résidents de l'Estonie : 73,4 % de leurs voyages ont duré d'une à trois nuits en 2025. Suivent ceux de la Lettonie, avec 71,6 %, et du Portugal, avec 68,5 %. Les résidents estoniens ont enregistré la part la plus élevée dix années sur douze entre 2014 et 2025.
Une faible part de voyages courts signifie-t-elle que les voyages sont longs en moyenne ?
Ces données ne permettent pas de le dire. Plus de sept voyages sur dix des résidents grecs ont duré quatre nuits ou plus, mais le tableau range les voyages par tranches au lieu de compter leurs nuits : il ne donne aucune durée moyenne, et cette étude n'en calcule aucune. La tranche la plus longue va de quatre nuits à un an, et la part ne dit pas où se situent les voyages longs dans cet intervalle.
Les voyages d'affaires modifient-ils le constat ?
Pas aux extrémités du classement. Les voyages d'affaires sont surtout courts : c'est le cas de 74,8 % de ceux qu'ont effectués les résidents de l'UE en 2025. Mais ils ne représentaient que 10,7 % de l'ensemble des voyages. Sur les seuls voyages privés, les résidents grecs ont toujours la part la plus faible, 26,7 %, et les résidents estoniens toujours la plus élevée, 72,7 %.
S'agit-il des voyages effectués vers chaque pays ou par ses résidents ?
Par ses résidents. Le chiffre de chaque pays compte les voyages effectués par ses résidents âgés de 15 ans ou plus, dans leur propre pays ou à l'étranger. Les visiteurs venus d'autres pays n'y figurent pas, et le nombre de nuits que les visiteurs passent dans un pays relève d'une autre mesure.

Note méthodologique

Le tableau mesure le nombre de voyages d'une nuit ou plus effectués au cours de l'année par les résidents âgés de 15 ans ou plus de chaque État membre et de l'UE dans son ensemble, quelle que soit la destination, pays des résidents compris, et tous motifs confondus, ventilés en tranches selon le nombre de nuits qu'a duré chaque voyage. Cette page utilise trois de ces tranches, une à trois nuits, quatre nuits ou plus et l'ensemble des voyages d'une nuit ou plus, pour chaque État membre et pour l'UE, chaque année de 2014 à 2025. Dans tour_dem_ttls, le jeu de données dont est tiré tin00189, elle utilise pour 2025 les tranches d'une à trois nuits et d'une nuit ou plus, ventilées entre voyages privés, voyages professionnels ou d'affaires et ensemble des motifs, pour chaque État membre et pour l'UE.

L'année 2025 est la plus récente dans les deux tableaux, avec une valeur pour chaque État membre et pour l'agrégat de l'UE. Les variations sont mesurées par rapport à 2019, dernière année avant la pandémie.

Silver Data Lab a calculé à partir des nombres publiés : la part des voyages d'une à trois nuits, soit les voyages d'une à trois nuits divisés par les voyages d'une nuit ou plus, pour chaque État membre et pour l'UE chaque année de 2014 à 2025, ce qui comprend toutes les valeurs du premier classement ; la même part pour les voyages privés et pour les voyages d'affaires en 2025, ce qui comprend toutes les valeurs du second classement ; la part des voyages des résidents grecs ayant duré quatre nuits ou plus en 2025, et l'écart entre la part la plus faible enregistrée par un autre État membre et la part grecque la plus élevée ; la part des voyages d'affaires dans l'ensemble des voyages de l'UE en 2025 ; le rapport entre la part de l'UE et la part grecque, et la différence entre la part de l'UE pour l'ensemble des voyages et pour les voyages privés ; les variations en pourcentage entre 2019 et 2025 des voyages de l'UE d'une à trois nuits, de quatre nuits ou plus et de toutes durées, ainsi que des voyages de toutes durées des résidents grecs ; les voyages supplémentaires de l'UE entre ces deux années, en millions, et la part d'entre eux ayant duré quatre nuits ou plus ; la variation de la part de chaque État membre entre 2019 et 2025, comparée à une décimale près, et le nombre d'États membres dont la part a progressé ou reculé ; la part de l'UE hors Suède, soit les nombres de l'UE publiés par Eurostat moins ceux de la Suède, pour 2019 et 2025 ; l'écart entre la somme des nombres nationaux et l'agrégat de l'UE pour chaque année ; le nombre d'États membres au-dessus ou en dessous de 50 % et au-dessus ou en dessous de la part de l'UE, ainsi que la valeur médiane des 27 ; les rangs et les années où les résidents d'un État membre ont enregistré la part la plus élevée ou la plus faible ; et l'arrondi des nombres, exprimés en millions. Tous les décomptes, rangs et comparaisons portent sur les 27 États membres, sauf en 2023, année pour laquelle la Suède n'a pas de valeur. Aucune autre valeur n'est calculée, et aucun chiffre de cette page n'est un nombre moyen de nuits.

Données sources

Cette étude s'appuie sur 2 jeux de données de Eurostat. Chacun peut être consulté et téléchargé à nouveau depuis son catalogue, et les filtres indiqués ci-dessous sont ceux qui ont été appliqués.

Télécharger les données

Les données sur lesquelles repose l’étude que vous venez de lire, telles qu’elles ont été téléchargées et archivées.

À vous en tant que Member.

Données téléchargeables par les Member

Comment citer

Citez le millésime des données autant que l'étude : les chiffres de cette page sont ceux extraits aux dates indiquées ci-dessous.

Silver Data Lab Research Desk (2026). Dans l'UE, ce sont les voyages des Grecs qui durent le plus rarement trois nuits ou moins. Silver Data Lab, publié le 24 octobre 2026, dernière mise à jour 24 octobre 2026. https://www.silverdatalab.com/fr/etudes/duree-des-voyages-dans-l-ue

  • Données : Eurostat, Trips by duration of the trip (tin00189), filtres freq=A, c_dest=WORLD, purpose=TOTAL, duration=N_GE1, N1-3, N_GE4, unit=NR; extrait le 2026-10-23; source mise à jour le 2026-10-08. https://doi.org/10.2908/tin00189
  • Données : Eurostat, Trips by duration of the trip (tour_dem_ttls), filtres freq=A, c_dest=WORLD, purpose=TOTAL, PER, PROF, duration=N_GE1, N1-3, unit=NR, time=2025; extrait le 2026-10-23; source mise à jour le 2026-10-08. https://doi.org/10.2908/tour_dem_ttls

L'analyse de Silver Data Lab est publiée sous licence CC BY 4.0. Les statistiques restent celles de leur éditeur et conservent ses conditions de réutilisation.

Écrivez à la rédaction de recherche

Une question sur cette étude — une définition, un filtre, une rupture de série, ce que les chiffres peuvent ou non étayer — reçoit une réponse de la personne qui a réalisé l'extraction.

Ce formulaire est protégé par reCAPTCHA v3. La Politique de confidentialité et les Conditions d'utilisation de Google s'appliquent. reCAPTCHA ne se charge qu'au moment où vous commencez à écrire, et le traitement de ce que vous nous envoyez est décrit dans notre Politique de confidentialité.

Les Member peuvent écrire à la rédaction de recherche

Études où le même pays est en tête ou en queue