Au Luxembourg, les femmes sont payées plus que les hommes

Silver Data Lab Research Desk · Analyse statistique · Publié le 01 mars 2026

Source des données
Eurostat
Période de référence
2024
Dernière mise à jour
04 octobre 2026

Revérifié auprès de la source le 11 août 2026. Aucune valeur de ses jeux de données n'a changé entre les instantanés que nous conservons. Toutes les révisions que nous avons observées →

Chiffres clés

  • Les femmes dans l'UE gagnaient 11,1 % de moins par heure que les hommes en 2024, avant tout ajustement pour la profession ou les heures.
  • L'Estonie enregistre 18,8 %, la Tchéquie 18,5 % et l'Autriche 17,6 %.
  • Le Luxembourg enregistre −0,8 % : le salaire horaire brut moyen des femmes y dépasse celui des hommes.
  • La Belgique, à 0,7 %, et la Roumanie, à 3,7 %, sont les suivantes les plus étroites.
  • Un écart étroit n'est pas en soi une bonne nouvelle — il peut refléter un faible emploi féminin concentré dans des postes mieux rémunérés.
Écart de rémunération non ajusté entre femmes et hommes en 2024, salaire horaire des femmes sous celui des hommes : Estonie 18,8 %, Tchéquie 18,5 % et Autriche 17,6 % au-dessus de la moyenne de l'UE de 11,1 %, et Roumanie 3,7 %, Belgique 0,7 % et Luxembourg moins 0,8 % en dessous.

Un chiffre non ajusté, délibérément

L'écart de rémunération publié ici est l'écart non ajusté : la différence entre le salaire horaire brut moyen des hommes et celui des femmes, sans correction pour la profession, le secteur, l'ancienneté, l'expérience ni les heures travaillées.

Cette construction est un choix, et un choix argumenté. Un écart ajusté répond à la question de savoir si les hommes et les femmes sont payés différemment pour le même travail. L'écart non ajusté répond à la question de savoir si les hommes et les femmes sont payés différemment, ce qui inclut l'effet de la concentration des femmes dans des professions et des secteurs moins rémunérés.

Dans l'UE, les femmes gagnaient 11,1 % de moins par heure que les hommes en 2024.

Les écarts les plus larges

L'Estonie enregistre 18,8 %, le plus large de l'Union, devant la Tchéquie à 18,5 %, l'Autriche à 17,6 %, la Hongrie à 16,9 % et la Finlande à 16,3 %.

Le chiffre de la Tchéquie est le seul du groupe à ne pas être mesuré sur la même population que les autres. Eurostat le signale comme différent dans sa définition : la Tchéquie seule couvre l'administration publique et les entreprises de moins de dix salariés, que les vingt-six autres laissent de côté. Sa place juste derrière l'Estonie repose sur cette différence autant que sur les salaires.

La Finlande dans ce groupe est le résultat qui résiste le plus aux attentes. Elle a un taux d'emploi féminin supérieur au chiffre de l'UE et l'un des écarts d'emploi entre femmes et hommes les plus étroits de l'Union, à 1,3 point, et elle enregistre le cinquième écart de rémunération le plus large. Une forte participation féminine et l'égalité salariale sont deux accomplissements distincts, et la Finlande a l'un sans l'autre.

L'écart inversé

Le Luxembourg enregistre −0,8 %. Le salaire horaire brut moyen des femmes y dépasse celui des hommes.

La Belgique, à 0,7 %, et la Roumanie, à 3,7 %, suivent, puis la Pologne à 4,0 % et Malte à 4,9 %.

C'est là que la mesure non ajustée demande le plus de prudence. L'écart étroit de la Roumanie voisine avec le deuxième écart d'emploi entre femmes et hommes le plus large de l'Union, à 18,7 points : bien moins de Roumaines travaillent, et celles qui travaillent ne sont pas concentrées dans des postes mal payés. Un petit écart au sein d'un groupe restreint et sélectionné de femmes en emploi est un fait différent de l'égalité salariale sur un marché du travail.

Pourquoi les deux indicateurs de genre doivent se lire ensemble

L'Italie enregistre un écart de rémunération de 5,3 % à côté d'un écart d'emploi de 19,1 points, le plus large de l'Union. Parmi les plus grands États membres, seules la Pologne à 4,0 % et la Roumanie à 3,7 % ont un écart de rémunération plus étroit, et la Roumanie est le cas de sélection décrit plus haut.

L'Estonie enregistre l'inverse : un écart de rémunération de 18,8 % et un écart d'emploi de 0,5 point.

Aucun de ces deux pays n'est plus égalitaire que l'autre en un sens simple. L'un tient les femmes hors du marché du travail et paie comparativement bien celles qui y entrent ; l'autre amène presque toutes les femmes vers l'emploi et les paie sensiblement moins. Un indicateur unique les classerait, et le classement ne signifierait rien.

Écart de rémunération entre femmes et hommes, non ajusté, 2024

moyenne UE 11,1Estonie — 18,8 % sous le salaire horaire masculin · Écart avec la moyenne UE +7,7 (points de pourcentage, valeur dérivée)Estonie18,8Tchéquie — 18,5 % sous le salaire horaire masculin · Écart avec la moyenne UE +7,4 (points de pourcentage, valeur dérivée)Tchéquie18,5Autriche — 17,6 % sous le salaire horaire masculin · Écart avec la moyenne UE +6,5 (points de pourcentage, valeur dérivée)Autriche17,6Roumanie — 3,7 % sous le salaire horaire masculin · Écart avec la moyenne UE −7,4 (points de pourcentage, valeur dérivée)Roumanie3,7Belgique — 0,7 % sous le salaire horaire masculin · Écart avec la moyenne UE −10,4 (points de pourcentage, valeur dérivée)Belgique0,7Luxembourg — -0,8 % sous le salaire horaire masculin · Écart avec la moyenne UE −11,9 (points de pourcentage, valeur dérivée)Luxembourg-0,8-321% sous le salaire horaire masculin — l'axe ne commence pas à zéro
Écart de rémunération entre femmes et hommes, non ajusté, 2024
Pays% sous le salaire horaire masculinÉcart avec la moyenne UEpoints de pourcentage, valeur dérivée
Estonie18,8p+7,7
Tchéquie18,5dp+7,4
Autriche17,6p+6,5
Union européenneagrégat11,1p—
Roumanie3,7e−7,4
Belgique0,7p−10,4
Luxembourg-0,8p−11,9

Marques de la source sur ces valeurs : dp définition différente, provisoire · e estimé · p provisoire

Écart de rémunération entre femmes et hommes, non ajusté, 2024. Les trois États membres de l'UE les plus hauts et les trois plus bas, avec l'agrégat de l'UE en référence. La colonne d'écart est calculée par Silver Data Lab à partir des deux valeurs publiées et n'est pas elle-même publiée par la source. Source : Eurostat, sdg_05_20.

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Ce que ces chiffres ne disent pas

Non ajusté par construction
Aucune correction n'est faite pour la profession, le secteur, le temps de travail, l'ancienneté ou l'expérience. Le chiffre inclut l'effet de la ségrégation professionnelle plutôt qu'il n'isole une inégalité de rémunération à travail égal.
Les effets de sélection faussent les écarts étroits
Là où l'emploi féminin est faible, les femmes qui travaillent ne forment pas un échantillon aléatoire des femmes. Un écart de rémunération étroit dans un tel pays peut refléter cette sélection plutôt qu'une égalité salariale, raison pour laquelle l'écart d'emploi doit se lire à côté.
La couverture exclut les petites entreprises et certains secteurs
La mesure couvre l'industrie, la construction et les services à l'exclusion de l'administration publique, de la défense et de la sécurité sociale obligatoire, et seulement les entreprises de dix salariés ou plus. Les salariés des entreprises plus petites restent entièrement hors de la population statistique, de sorte qu'un État membre dont le travail se concentre dans les petites entreprises est décrit par une part plus étroite de son marché du travail qu'un autre où ce n'est pas le cas.
La Tchéquie est mesurée sur une population plus large
Eurostat signale la valeur tchèque comme différente dans sa définition, et ses métadonnées en donnent la raison : la Tchéquie seule couvre l'administration publique et les entreprises de moins de dix salariés. Ses 18,5 % sont donc calculés sur une population plus large que les 18,8 % de l'Estonie, et les 0,3 points qui les séparent n'établissent pas un ordre.
Horaire, non annuel
L'écart est mesuré par heure travaillée. Comme les femmes travaillent plus souvent à temps partiel, la différence de revenus annuels est sensiblement plus grande que l'écart horaire dans la plupart des États membres.

Questions fréquentes

Quel est l'écart de rémunération entre femmes et hommes dans l'UE ?
Les femmes gagnaient 11,1 % de moins par heure que les hommes en 2024, mesuré sans ajustement pour la profession, le secteur, l'ancienneté ou les heures. C'est un écart de rémunération moyenne, non une mesure d'inégalité de salaire à travail identique.
Quel pays de l'UE a l'écart de rémunération le plus large ?
L'Estonie, à 18,8 % en 2024, devant la Tchéquie à 18,5 % et l'Autriche à 17,6 %. La Finlande, à 16,3 %, est cinquième, alors qu'elle a l'un des écarts d'emploi entre femmes et hommes les plus étroits de l'Union.
Y a-t-il un pays de l'UE où les femmes gagnent plus que les hommes ?
Oui. Le Luxembourg enregistre −0,8 % pour 2024, ce qui signifie que le salaire horaire brut moyen des femmes y dépasse celui des hommes. La Belgique, à 0,7 %, est proche de la parité.
Un écart de rémunération étroit signifie-t-il un pays plus égal ?
Pas à lui seul. La Roumanie enregistre un écart de rémunération de 3,7 % à côté d'un écart d'emploi entre femmes et hommes de 18,7 points : peu de femmes travaillent, et celles qui travaillent ne sont pas concentrées dans des postes mal payés. L'écart de rémunération et l'écart d'emploi doivent se lire ensemble.

Note méthodologique

L'écart de rémunération entre femmes et hommes sous forme non ajustée est publié par Eurostat comme la différence entre le salaire horaire brut moyen des hommes et des femmes salariés, en pourcentage du salaire des hommes, couvrant les sections B à S de la NACE à l'exclusion de la section O et limité aux entreprises de dix salariés ou plus.

Les valeurs portent sur 2024, l'année la plus récente à couverture complète des 27 États membres à la date de l'extraction.

Les chiffres d'écart d'emploi entre femmes et hommes cités en comparaison sont calculés par Silver Data Lab à partir des taux d'emploi masculins et féminins de lfsi_emp_a pour 2025, et proviennent d'une extraction distincte avec une autre année de référence.

Données sources

La série sur laquelle repose l'étude peut être consultée et téléchargée à nouveau depuis Eurostat data browser. Les filtres indiqués ci-dessous sont ceux qui ont été appliqués.

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Comment citer

Citez le millésime des données autant que l'étude : les chiffres de cette page sont ceux extraits aux dates indiquées ci-dessous.

Silver Data Lab Research Desk (2026). Au Luxembourg, les femmes sont payées plus que les hommes. Silver Data Lab, publié le 01 mars 2026, dernière mise à jour 04 octobre 2026. https://www.silverdatalab.com/fr/etudes/ecart-de-remuneration-entre-femmes-et-hommes-dans-l-ue

  • Données : Eurostat, Gender pay gap in unadjusted form (sdg_05_20), filtres freq=A, nace_r2=B-S_X_O, unit=PC, time=2024; extrait le 2026-08-11; source mise à jour le 2026-02-26. https://doi.org/10.2908/sdg_05_20

L'analyse de Silver Data Lab est publiée sous licence CC BY 4.0. Les statistiques restent celles de leur éditeur et conservent ses conditions de réutilisation.

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