Dans 19 pays de l'UE, l'État est le premier financeur de la protection sociale

Silver Data Lab Research Desk · Analyse statistique · Publié le 04 octobre 2026

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Source des données
Eurostat
Période de référence
2024
Dernière mise à jour
11 octobre 2026

Revérifié auprès de la source le 08 octobre 2026. 53 valeurs de ses jeux de données ont changé entre les instantanés, dont 12 chiffres cités sur cette page. Toutes les révisions que nous avons observées →

Chiffres clés

  • Dans l'UE, en 2024, les régimes de protection sociale ont reçu des administrations publiques 12,13 % du PIB, des employeurs 10,36 % et des personnes qu'ils couvrent 6,15 %, ainsi que 0,97 % au titre des autres recettes ; ces quatre chiffres de l'UE sont provisoires.
  • Au Danemark, les contributions publiques atteignent 25,42 % du PIB, le niveau le plus élevé de l'Union, et fournissent 77,6 % de ce que reçoivent les régimes danois, la part publique la plus élevée de l'UE selon un calcul dérivé.
  • Les employeurs estoniens fournissent 71,3 % des recettes de la protection sociale de leur pays, une part dérivée bien supérieure aux 48,0 % de la Tchéquie, qui vient ensuite ; en pourcentage du PIB, la contribution patronale estonienne, à 12,46 %, arrive en deuxième position, derrière les 13,48 % de la France, un chiffre provisoire.
  • La Roumanie prélève 10,95 % du PIB sur les personnes protégées, le niveau le plus élevé de l'Union, soit 59,4 % de ses recettes selon les parts dérivées, et 1,66 % sur les employeurs, le niveau le plus bas.
  • Les administrations publiques sont la première des quatre sources dans 19 États membres, les employeurs dans six et les personnes protégées dans deux, la Roumanie et la Slovénie : des décomptes dérivés des valeurs publiées, dont certaines sont provisoires.
Contributions publiques à la protection sociale en 2024 en pourcentage du PIB : Danemark 25,42 %, Finlande 16,63 % et Suède 15,66 % (provisoire) au-dessus de la moyenne provisoire de l'UE, à 12,13 %, et Tchéquie 5,92 %, Roumanie 5,76 % et Estonie 4,74 % en dessous.

Quatre sources de financement

Chaque État membre gère des régimes de protection sociale : les retraites, l'assurance maladie, les prestations de maladie et d'invalidité, les allocations familiales et les allocations de chômage qui, ensemble, forment un État-providence. Eurostat enregistre ce que reçoivent ces régimes dans le SESPROS, le Système européen de statistiques intégrées de la protection sociale, un ensemble commun de comptes auquel chaque État membre transmet ses données. L'argent y est classé en quatre types selon celui qui le fournit, et chaque type est exprimé en pourcentage du PIB du pays.

Ces quatre types sont les cotisations sociales des employeurs ; les cotisations des personnes protégées, c'est-à-dire les salariés, les travailleurs indépendants, les retraités et les autres personnes qui cotisent aux régimes qui les couvrent ; les contributions publiques, l'argent que les pouvoirs publics versent aux régimes à partir d'impôts affectés à cet usage ou des recettes générales ; et les autres recettes, qui regroupent les revenus de la propriété, c'est-à-dire les intérêts, dividendes et loyers que les régimes tirent de ce qu'ils possèdent, ainsi que des postes divers.

Dans l'UE, en 2024, les administrations publiques ont apporté 12,13 % du PIB, les employeurs 10,36 %, les personnes protégées 6,15 %, et les autres recettes ont représenté 0,97 % ; ces quatre chiffres sont provisoires. Additionnées, ces sources atteignent 29,61 % du PIB, une somme calculée ici, et chaque part des recettes citée sur cette page est obtenue de la même manière, en divisant un type par cette somme. L'État est le premier financeur pris isolément, avec 41,0 % du total, mais les deux types de cotisations sociales, additionnés de la même façon, rapportent 16,51 % du PIB, soit 55,8 % des recettes. Prise dans son ensemble, l'Union finance donc toujours sa protection sociale principalement par les cotisations plutôt que par le budget public.

Derrière ce chiffre de l'UE, les structures nationales de financement divergent fortement. Aux extrémités du tableau se trouvent trois pays, chacun s'appuyant sur un financeur différent.

Danemark : c'est le budget de l'État qui paie

Au Danemark, les contributions publiques atteignent 25,42 % du PIB, le chiffre le plus élevé de l'Union ; la Finlande arrive deuxième, à 16,63 %. Les employeurs danois versent 3,91 % du PIB et les personnes protégées 2,62 %, si bien que l'État fournit 77,6 % de tout ce que reçoivent les régimes danois, la part la plus élevée de l'UE selon les chiffres dérivés.

La Finlande et la Suède viennent ensuite par le niveau des contributions publiques, la Suède à 15,66 %, un chiffre provisoire, mais elles ne ressemblent pas au Danemark. Les employeurs suédois versent 11,89 % du PIB, un chiffre lui aussi provisoire et la troisième cotisation patronale la plus élevée de l'UE, et les employeurs finlandais 9,86 %. Dans chacun de ces deux pays, l'État fournit à peu près la moitié des recettes : 50,7 % en Suède et 49,9 % en Finlande.

Si l'on raisonne en part plutôt qu'en montant, c'est Malte qui se rapproche le plus du Danemark. Les contributions publiques maltaises sont modestes, à 9,75 % du PIB, mais les régimes y reçoivent si peu des autres sources que la part de l'État atteint 72,8 % du total. L'Irlande suit à 59,3 %. Le Danemark, Malte, l'Irlande, la Suède et l'Italie sont les cinq seuls États membres où l'État fournit plus de la moitié des recettes, et les deux derniers franchissent ce seuil sur des valeurs provisoires : la part italienne est de 50,5 %. Juste sous la barre, le pays le plus proche est la Finlande.

Dans six États membres, l'État pèse à lui seul plus lourd que les deux types de cotisations réunis : le Danemark, la Finlande, l'Irlande, l'Italie, Malte et la Suède.

Estonie : c'est l'employeur qui paie

Les employeurs estoniens versent 12,46 % du PIB. Ce n'est pas le chiffre le plus élevé de l'Union : les employeurs français versent 13,48 %, une valeur provisoire, et les 11,89 % de la Suède arrivent en troisième position. Ce qui distingue l'Estonie, c'est le peu qui provient des autres sources. Les personnes protégées estoniennes paient 0,26 % du PIB, le chiffre le plus bas de l'Union, et l'État estonien 4,74 %, le plus bas également, si bien que les employeurs fournissent 71,3 % de ce que reçoivent les régimes estoniens, une part dérivée. Aucun autre État membre ne tire ne serait-ce que la moitié de ses recettes des employeurs : la Tchéquie s'en approche le plus, à 48,0 %, suivie de la Slovaquie, à 47,4 %. La France, malgré l'ampleur de sa cotisation patronale, tire 39,1 % de ses recettes des employeurs, une part calculée à partir de valeurs provisoires, car l'État y apporte davantage encore : 14,80 % du PIB, un chiffre provisoire.

Les employeurs sont la première des quatre sources dans six États membres : l'Estonie, la Tchéquie, la Slovaquie, la Pologne, l'Allemagne et les Pays-Bas. L'Espagne en faisait partie en 2023, ses employeurs devançant l'État de quatre centièmes de point de pourcentage, et n'en fait plus partie en 2024, l'État les devançant cette fois de quinze centièmes : 11,29 % du PIB versés par l'État contre 11,14 % par les employeurs, deux chiffres provisoires. Un écart aussi mince peut s'inverser à la faveur d'une révision.

Les trois cotisations patronales les plus faibles sont celles de la Roumanie, à 1,66 % du PIB, de Malte, à 2,37 %, et de la Lituanie, à 2,88 %. En Roumanie et en Lituanie, l'essentiel des cotisations est enregistré dans la colonne des personnes protégées : respectivement 10,95 % et 6,73 % du PIB, deux chiffres supérieurs aux 6,15 % de l'UE.

Roumanie et Slovénie : ce sont les assurés qui paient

La Roumanie prélève 10,95 % du PIB sur les personnes protégées, plus que tout autre État membre, et celles-ci fournissent 59,4 % des recettes de ses régimes, la part la plus élevée là aussi. La Slovénie, à 9,50 % du PIB et 39,7 % des recettes, est le seul autre pays où les personnes protégées constituent la première source. En Allemagne, les personnes protégées versent 9,86 %, le deuxième montant le plus élevé, un chiffre provisoire, mais les employeurs allemands versent davantage, 11,07 %, provisoire lui aussi.

Les personnes protégées versent plus que les employeurs dans cinq États membres : la Croatie, la Hongrie, la Lituanie, la Roumanie et la Slovénie. À Chypre et au Luxembourg, les employeurs conservent une avance d'environ un dixième de point, voire moins. Au bas de l'échelle, les personnes protégées versent 1,78 % du PIB en Irlande, 0,82 % à Malte et 0,26 % en Estonie.

L'Allemagne incarne l'équilibre. Selon les parts dérivées de ses chiffres provisoires, les employeurs y fournissent 34,2 % des recettes, l'État 33,4 % et les personnes protégées 30,5 % : parmi les 27 États membres, c'est en Allemagne que l'écart entre la plus grande et la plus petite des trois sources principales est le plus étroit, 3,7 points de pourcentage contre 7,5 aux Pays-Bas, le pays le plus équilibré après elle.

La répartition peut changer d'une année sur l'autre

La Roumanie n'a pas toujours présenté ce profil. En 2017, les employeurs roumains versaient 6,76 % du PIB et les personnes protégées 4,48 %. En 2018, le chiffre des employeurs était de 1,93 % et celui des personnes protégées de 10,28 %. Additionnés, les deux ont bien moins bougé, passant de 11,24 % à 12,21 % du PIB, des chiffres calculés ici.

La Lituanie a connu un basculement comparable un an plus tard. Les cotisations des employeurs y sont tombées de 9,30 % du PIB en 2018 à 2,63 % en 2019, tandis que celles des personnes protégées passaient de 3,17 % à 6,82 % et les contributions publiques de 4,43 % à 7,96 %.

Le tableau enregistre ces changements, non leurs causes. Ce qu'il établit, en revanche, c'est que la frontière entre ce que paient les employeurs et ce que paient les assurés peut se déplacer de plusieurs points de PIB d'une année à l'autre. C'est pourquoi les deux types de cotisations sont examinés ici ensemble autant que séparément : un classement des seules cotisations patronales peut bouleverser l'ordre des pays sans que change en rien ce que collectent leurs régimes.

Le montant total est une autre affaire

Ce que reçoivent au total les régimes d'un pays est une question distincte de celle de savoir qui le fournit. Si l'on additionne les quatre types, les régimes français reçoivent 34,50 % du PIB, une somme de valeurs provisoires, les finlandais 33,36 % et les néerlandais 33,04 %, les trois totaux les plus élevés. Les régimes maltais reçoivent 13,39 %, les irlandais 14,42 % et les hongrois 16,49 %, les trois plus faibles.

Le chiffre irlandais doit se lire avec son dénominateur. Le PIB irlandais inclut des bénéfices et des revenus de propriété intellectuelle de groupes multinationaux qui n'ont guère de contrepartie dans l'activité intérieure, si bien que tout ratio rapporté à ce PIB sous-estime l'effort national. Les parts utilisées plus haut ne dépendent pas du PIB : c'est pourquoi les 59,3 % que l'État apporte en Irlande peuvent être mis en regard des 77,6 % du Danemark, même là où les ratios au PIB ne le permettent pas.

Les autres recettes sont le plus petit des quatre types dans chaque État membre et représentent 0,97 % du PIB à l'échelle de l'UE. C'est aux Pays-Bas qu'elles pèsent le plus, à 4,49 % du PIB et 13,6 % des recettes néerlandaises, la part la plus élevée de l'Union, devant Chypre, à 2,47 % du PIB et 11,0 % des recettes.

Contributions publiques à la protection sociale, 2024

moyenne UE 12,13Danemark — 25,42 % du PIB · Écart avec la moyenne UE +13,3 (points de pourcentage, valeur dérivée)Danemark25,42Finlande — 16,63 % du PIB · Écart avec la moyenne UE +4,5 (points de pourcentage, valeur dérivée)Finlande16,63Suède — 15,66 % du PIB · Écart avec la moyenne UE +3,5 (points de pourcentage, valeur dérivée)Suède15,66Tchéquie — 5,92 % du PIB · Écart avec la moyenne UE −6,2 (points de pourcentage, valeur dérivée)Tchéquie5,92Roumanie — 5,76 % du PIB · Écart avec la moyenne UE −6,4 (points de pourcentage, valeur dérivée)Roumanie5,76Estonie — 4,74 % du PIB · Écart avec la moyenne UE −7,4 (points de pourcentage, valeur dérivée)Estonie4,74228% du PIB — l'axe ne commence pas à zéro
Contributions publiques à la protection sociale, 2024
Pays% du PIBÉcart avec la moyenne UEpoints de pourcentage, valeur dérivée
Danemark25,42+13,3
Finlande16,63+4,5
Suède15,66p+3,5
Union européenneagrégat12,13p—
Tchéquie5,92−6,2
Roumanie5,76−6,4
Estonie4,74−7,4

Marques de la source sur ces valeurs : p provisoire

Contributions publiques à la protection sociale, 2024. Les trois valeurs les plus élevées et les trois plus faibles parmi les 27 États membres de l'UE, avec l'agrégat de l'UE en référence. La colonne d'écart est calculée par Silver Data Lab à partir des deux valeurs publiées et n'est pas elle-même publiée par la source. Source : Eurostat, tps00108. La valeur de la Suède et l'agrégat de l'UE sont signalés comme provisoires par Eurostat.

Ce tableau en données : CSV · JSON

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Cotisations sociales des employeurs, 2024

moyenne UE 10,36France — 13,48 % du PIB · Écart avec la moyenne UE +3,1 (points de pourcentage, valeur dérivée)France13,48Estonie — 12,46 % du PIB · Écart avec la moyenne UE +2,1 (points de pourcentage, valeur dérivée)Estonie12,46Suède — 11,89 % du PIB · Écart avec la moyenne UE +1,5 (points de pourcentage, valeur dérivée)Suède11,89Lituanie — 2,88 % du PIB · Écart avec la moyenne UE −7,5 (points de pourcentage, valeur dérivée)Lituanie2,88Malte — 2,37 % du PIB · Écart avec la moyenne UE −8,0 (points de pourcentage, valeur dérivée)Malte2,37Roumanie — 1,66 % du PIB · Écart avec la moyenne UE −8,7 (points de pourcentage, valeur dérivée)Roumanie1,66015% du PIB — l'axe ne commence pas à zéro
Cotisations sociales des employeurs, 2024
Pays% du PIBÉcart avec la moyenne UEpoints de pourcentage, valeur dérivée
France13,48p+3,1
Estonie12,46+2,1
Suède11,89p+1,5
Union européenneagrégat10,36p—
Lituanie2,88−7,5
Malte2,37−8,0
Roumanie1,66−8,7

Marques de la source sur ces valeurs : p provisoire

Cotisations sociales des employeurs, 2024. Les trois valeurs les plus élevées et les trois plus faibles parmi les 27 États membres de l'UE, avec l'agrégat de l'UE en référence. La colonne d'écart est calculée par Silver Data Lab à partir des deux valeurs publiées et n'est pas elle-même publiée par la source. Source : Eurostat, tps00108. Les valeurs de la France et de la Suède, ainsi que l'agrégat de l'UE, sont provisoires. En part des recettes plutôt qu'en pourcentage du PIB, les employeurs estoniens arrivent largement en tête : voir le classement dérivé des parts patronales.

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Cotisations sociales versées par les personnes protégées, 2024

moyenne UE 6,15Roumanie — 10,95 % du PIB · Écart avec la moyenne UE +4,8 (points de pourcentage, valeur dérivée)Roumanie10,95Allemagne — 9,86 % du PIB · Écart avec la moyenne UE +3,7 (points de pourcentage, valeur dérivée)Allemagne9,86Slovénie — 9,50 % du PIB · Écart avec la moyenne UE +3,4 (points de pourcentage, valeur dérivée)Slovénie9,50Irlande — 1,78 % du PIB · Écart avec la moyenne UE −4,4 (points de pourcentage, valeur dérivée)Irlande1,78Malte — 0,82 % du PIB · Écart avec la moyenne UE −5,3 (points de pourcentage, valeur dérivée)Malte0,82Estonie — 0,26 % du PIB · Écart avec la moyenne UE −5,9 (points de pourcentage, valeur dérivée)Estonie0,26-112% du PIB — l'axe ne commence pas à zéro
Cotisations sociales versées par les personnes protégées, 2024
Pays% du PIBÉcart avec la moyenne UEpoints de pourcentage, valeur dérivée
Roumanie10,95+4,8
Allemagne9,86p+3,7
Slovénie9,50+3,4
Union européenneagrégat6,15p—
Irlande1,78−4,4
Malte0,82−5,3
Estonie0,26−5,9

Marques de la source sur ces valeurs : p provisoire

Cotisations sociales versées par les personnes protégées, 2024. Les trois valeurs les plus élevées et les trois plus faibles parmi les 27 États membres de l'UE, avec l'agrégat de l'UE en référence. La colonne d'écart est calculée par Silver Data Lab à partir des deux valeurs publiées et n'est pas elle-même publiée par la source. Source : Eurostat, tps00108. Les personnes protégées sont les salariés, les travailleurs indépendants, les retraités et les autres personnes qui cotisent aux régimes. La valeur de l'Allemagne et l'agrégat de l'UE sont provisoires.

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Part des recettes de protection sociale fournie par les administrations publiques, 2024

moyenne UE 41,0Danemark — 77,6 % des recettes, dérivé · Écart avec la moyenne UE +36,6 (points de pourcentage, valeur dérivée)Danemark77,6Malte — 72,8 % des recettes, dérivé · Écart avec la moyenne UE +31,8 (points de pourcentage, valeur dérivée)Malte72,8Irlande — 59,3 % des recettes, dérivé · Écart avec la moyenne UE +18,3 (points de pourcentage, valeur dérivée)Irlande59,3Tchéquie — 28,3 % des recettes, dérivé · Écart avec la moyenne UE −12,7 (points de pourcentage, valeur dérivée)Tchéquie28,3Slovénie — 27,5 % des recettes, dérivé · Écart avec la moyenne UE −13,5 (points de pourcentage, valeur dérivée)Slovénie27,5Estonie — 27,1 % des recettes, dérivé · Écart avec la moyenne UE −13,9 (points de pourcentage, valeur dérivée)Estonie27,12184% des recettes, dérivé — l'axe ne commence pas à zéro
Part des recettes de protection sociale fournie par les administrations publiques, 2024
Pays% des recettes, dérivéÉcart avec la moyenne UEpoints de pourcentage, valeur dérivée
Danemark77,6+36,6
Malte72,8+31,8
Irlande59,3+18,3
Union européenneagrégat41,0—
Tchéquie28,3−12,7
Slovénie27,5−13,5
Estonie27,1−13,9
Part des recettes de protection sociale fournie par les administrations publiques, 2024. Les trois valeurs les plus élevées et les trois plus faibles parmi les 27 États membres de l'UE, avec le chiffre de l'UE en référence. La colonne d'écart est calculée par Silver Data Lab à partir des deux valeurs publiées et n'est pas elle-même publiée par la source. Source : Eurostat, tps00108. Dérivé par Silver Data Lab : contributions publiques divisées par la somme des quatre types de recettes publiés. Le chiffre de l'UE est calculé à partir de l'agrégat provisoire d'Eurostat.

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Part des recettes de protection sociale fournie par les employeurs, 2024

moyenne UE 35,0Estonie — 71,3 % des recettes, dérivé · Écart avec la moyenne UE +36,3 (points de pourcentage, valeur dérivée)Estonie71,3Tchéquie — 48,0 % des recettes, dérivé · Écart avec la moyenne UE +13,0 (points de pourcentage, valeur dérivée)Tchéquie48,0Slovaquie — 47,4 % des recettes, dérivé · Écart avec la moyenne UE +12,4 (points de pourcentage, valeur dérivée)Slovaquie47,4Lituanie — 15,4 % des recettes, dérivé · Écart avec la moyenne UE −19,6 (points de pourcentage, valeur dérivée)Lituanie15,4Danemark — 11,9 % des recettes, dérivé · Écart avec la moyenne UE −23,1 (points de pourcentage, valeur dérivée)Danemark11,9Roumanie — 9,0 % des recettes, dérivé · Écart avec la moyenne UE −26,0 (points de pourcentage, valeur dérivée)Roumanie9,0279% des recettes, dérivé — l'axe ne commence pas à zéro
Part des recettes de protection sociale fournie par les employeurs, 2024
Pays% des recettes, dérivéÉcart avec la moyenne UEpoints de pourcentage, valeur dérivée
Estonie71,3+36,3
Tchéquie48,0+13,0
Slovaquie47,4+12,4
Union européenneagrégat35,0—
Lituanie15,4−19,6
Danemark11,9−23,1
Roumanie9,0−26,0
Part des recettes de protection sociale fournie par les employeurs, 2024. Les trois valeurs les plus élevées et les trois plus faibles parmi les 27 États membres de l'UE, avec le chiffre de l'UE en référence. La colonne d'écart est calculée par Silver Data Lab à partir des deux valeurs publiées et n'est pas elle-même publiée par la source. Source : Eurostat, tps00108. Dérivé par Silver Data Lab : cotisations sociales des employeurs divisées par la somme des quatre types de recettes publiés. Le chiffre de l'UE est calculé à partir de l'agrégat provisoire d'Eurostat.

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Ce que ces chiffres ne disent pas

Des recettes, non des dépenses
Le tableau enregistre l'argent que les régimes de protection sociale perçoivent au cours d'une année, non ce qu'ils versent ni pour quelles prestations. Un régime peut recevoir plus ou moins qu'il ne dépense une année donnée : ces chiffres décrivent donc la façon dont la protection est financée et ne doivent pas être lus comme la taille de l'État-providence.
Un ratio au PIB varie avec le PIB
Chaque valeur est rapportée au PIB du pays. Là où le PIB est gonflé par les bénéfices des multinationales et les flux de propriété intellectuelle, comme en Irlande, les ratios paraissent faibles ; une année où la production recule, ils augmentent sans que personne ne paie davantage. Les parts des recettes citées sur cette page sont dérivées des quatre valeurs publiées et ne dépendent pas du PIB.
Le payeur enregistré n'est pas forcément celui qui supporte le coût
Le SESPROS impute une cotisation à celui qui la verse au régime. Une cotisation patronale et une cotisation salariale peuvent être deux étiquettes pour le même coût d'un emploi, et les séries roumaine et lituanienne montrent que la répartition entre les deux s'est déplacée de plusieurs points de PIB en un an. Les comparaisons fondées sur les seules cotisations patronales sont fragiles pour cette raison.
Valeurs provisoires et estimées, et deux ruptures de série
L'agrégat de l'UE est provisoire de 2020 à 2024, et ses trois types principaux sont estimés de 2013 à 2019. Les valeurs de 2024 de l'Allemagne, de la Grèce, de l'Espagne, de la France, de l'Italie et de la Suède sont provisoires et celles de la Lettonie estimées : plusieurs constats de cette page reposent donc sur des chiffres qu'Eurostat peut encore réviser, à savoir l'avance de la France parmi les employeurs, les parts supérieures à la moitié qu'apporte l'État en Suède et en Italie, l'avance de l'État sur les employeurs en Espagne et l'équilibre décrit pour l'Allemagne. La série hongroise, ainsi que les autres recettes de l'UE, présentent une rupture en 2015 : les valeurs antérieures et postérieures à cette année ne sont donc pas pleinement comparables, et aucune comparaison de cette page ne franchit cette rupture.

Questions fréquentes

Comment la protection sociale est-elle financée dans l'UE ?
En 2024, les régimes ont reçu des administrations publiques 12,13 % du PIB, des employeurs 10,36 %, des personnes protégées 6,15 % et, au titre des autres recettes, 0,97 %, quatre chiffres provisoires à l'échelle de l'UE. L'État est le premier financeur pris isolément, avec 41,0 % des recettes selon les parts dérivées, mais les cotisations des employeurs et des personnes protégées en fournissent ensemble 55,8 %.
Quel pays de l'UE compte le plus sur le budget public pour financer sa protection sociale ?
Le Danemark. Ses contributions publiques représentaient 25,42 % du PIB en 2024, le niveau le plus élevé de l'UE, et 77,6 % de ce qu'ont reçu les régimes danois, une part dérivée des quatre valeurs publiées. Sur ce critère, Malte suit à 72,8 % et l'Irlande à 59,3 % ; la Suède, à 50,7 %, et l'Italie, à 50,5 %, dépassent elles aussi la moitié, toutes deux sur des chiffres provisoires.
Où les employeurs versent-ils le plus de cotisations sociales ?
En proportion du PIB, c'est en France : 13,48 % en 2024, un chiffre provisoire, devant l'Estonie à 12,46 % et la Suède à 11,89 %, provisoire également ; les plus faibles sont celles de la Roumanie, à 1,66 %, de Malte, à 2,37 %, et de la Lituanie, à 2,88 %. En part de ce que reçoivent les régimes, l'Estonie se détache nettement : ses employeurs fournissent 71,3 % des recettes, une part dérivée, contre 48,0 % en Tchéquie, qui vient ensuite.
Qui paie davantage pour la protection sociale : les salariés ou les employeurs ?
À l'échelle de l'UE, ce sont les employeurs : 10,36 % du PIB en 2024 contre 6,15 % pour les personnes protégées, deux chiffres provisoires, ces dernières comprenant les salariés, les indépendants et les retraités. Les personnes protégées paient plus que les employeurs dans cinq États membres, la Croatie, la Hongrie, la Lituanie, la Roumanie et la Slovénie, et l'écart est le plus large en Roumanie, à 10,95 % contre 1,66 %.

Note méthodologique

Le tableau d'Eurostat des recettes de protection sociale par type indique, pour chaque pays et chaque année, ce que l'ensemble des régimes de protection sociale ont reçu de quatre sources — cotisations sociales des employeurs, cotisations sociales des personnes protégées, contributions publiques et autres recettes —, chacune en pourcentage du PIB. Les données sont établies selon le SESPROS et couvrent les années 2013 à 2024.

Les classements et le texte portent sur 2024, la dernière année disponible, complète pour les 27 États membres et pour l'agrégat de l'UE depuis la mise à jour publiée par Eurostat le 7 octobre 2026. Les années antérieures n'apparaissent que là où le texte décrit un changement : 2023 pour l'ordre des deux premières sources en Espagne, et 2017 à 2019 pour la Roumanie et la Lituanie. Les chiffres de l'UE sont l'agrégat calculé par Eurostat lui-même, utilisé tel qu'il est publié.

Silver Data Lab a dérivé les éléments suivants des valeurs publiées, et de rien d'autre : la somme des quatre types de recettes pour chaque pays et pour l'UE ; la part de chaque type dans cette somme, d'où proviennent les deux classements des parts des administrations publiques et des employeurs ainsi que les parts des personnes protégées et des autres recettes citées dans le texte ; le nombre d'États membres dans lesquels une source donnée est la plus importante, fournit plus de la moitié des recettes ou dépasse une autre source ; les cotisations sociales combinées, celles des employeurs plus celles des personnes protégées, et leur part des recettes ; les écarts entre deux sources cités pour l'Espagne, Chypre et le Luxembourg, ainsi que la comparaison de l'avance des personnes protégées sur les employeurs, qui fait de celle de la Roumanie la plus large ; et la distance entre la plus grande et la plus petite des parts des trois sources principales, citée pour l'Allemagne et les Pays-Bas. Le tableau ne publie aucun total propre. Comme chaque type est publié arrondi à deux décimales, une somme calculée ici comporte une erreur d'arrondi pouvant atteindre deux centièmes de point ; les parts sont arrondies à une décimale.

Données sources

La série sur laquelle repose l'étude peut être consultée et téléchargée à nouveau depuis Eurostat data browser. Les filtres indiqués ci-dessous sont ceux qui ont été appliqués.

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Silver Data Lab Research Desk (2026). Dans 19 pays de l'UE, l'État est le premier financeur de la protection sociale. Silver Data Lab, publié le 04 octobre 2026, dernière mise à jour 11 octobre 2026. https://www.silverdatalab.com/fr/etudes/financement-de-la-protection-sociale-dans-l-ue

  • Données : Eurostat, Social protection receipts by type as percentage of GDP (tps00108), filtres freq=A, unit=PC_GDP, sptype=SCO_EMPL, SCO_PER_PRO, GOV_GEN, REC_OTH; extrait le 2026-10-08; source mise à jour le 2026-10-07. https://doi.org/10.2908/tps00108

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